Le renouvellement du réseau d'adduction en eau potable de la ville de Sétif sur une distance de 130 km, s'est transformé en un véritable cauchemar.Dépassant, nous dit-on, les 230 milliards de centimes, l'opération a transformé le quotidien des habitants de l'agglomération en un supplice qui n'en finit pas. En lieu et place d'un bon travail, l'entreprise désignée massacre une grande partie du réseau routier de la ville. Celle-ci constate à ses dépens les incommensurables dégâts qui se chiffrent en milliards de dinars.
En plus des dommages financiers, les préjudices occasionnés à une population pataugeant depuis de longs mois dans la gadoue et la poussière sont inestimables.
Ainsi, les routes sont non seulement défoncées et trouées, mais submergées par des montagnes de sable et de terre. Les crevasses n'épargnent aucun endroit touché par une opération bâclée. Engagé pour renouveler l'adduction et remettre en état la chaussée, l'entreprise n'a pas honoré ses engagements consignés pourtant noir sur blanc. Piétons et automobilistes éprouvent les pires difficultés à emprunter les chemins striés. Le problème ne va pas se résoudre de sitôt, car l'entreprise responsable de ces dangereuses «fosses» s'est inscrite aux abonnés absents, au grand dam des Sétifiens.
Pesante, la situation qui s'éternise met les nerfs à fleur de peau: «Les travaux du tramway sont presque achevés. Les gens qui se cachaient derrière ce projet n'ont plus d'excuses, car l'itinéraire de ce mode de transport prend forme. Malheureusement le réseau routier de l'autre partie de la ville laisse à désirer. Délaissé depuis des lustres, ce réseau est indigne d'une aussi grande agglomération.
Installée depuis des mois, la nouvelle équipe communale brille elle aussi par son mutisme et son absence», fulminent des citoyens interrogés par El Watan. «Il est à la fois honteux et inadmissible qu'on continue à parler en 2018 de dégradation du réseau routier en milieu urbain. Une simple opération de renouvellement de l'adduction de l'AEP massacre le cadre de vie des gens et empoisonne leur quotidien.
Qui va prendre en charge les dommages générés par cette entreprise ' Pour quelles raisons on n'a pas arrêté le massacre au moment opportun ' Où est l'autorité de l'Etat '» s'interrogent nos interlocuteurs. Afin de connaître la version du maître d'ouvrage, en l'occurrence l'Algérienne des eaux, on a pris attache avec son directeur, M..Kara, qui a bien voulu nous éclairer. «Je tiens à souligner que le problème soulevé est l'une des principales préoccupations du wali et de la tutelle. Des mesures seront prises, car une telle situation ne peut plus durer», a-t-il expliqué. En attendant les décisions qui tardent à venir, la population de la capitale des Hauts Plateaux continue à broyer du noir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com