Setif - A la une

L'ESS quitte la Ligue des champions



«La finale aurait pu être arrachée en Egypte, lors du match aller, le 3 octobre dernier, c'était sur le terrain adverse que s'est jouée l'option, non pas ici à Sétif», s'exclamait le commentateur de Bein Sport.Le but surprise, des Egyptiens, marqué par Soliman était la signature de leur passage à la finale de la Ligue des champions. Prenant confiance, les Egyptiens se contentaient de jouer dès lors les contre-attaques, préférant ainsi simplement gérer leur acquis du match aller dans leurs poches une avance de deux buts. «l'expérience des sept joueurs internationaux au sein de cette redoutable équipe égyptienne a fait la différence devant les Sétifiens ayant beaucoup plus perdu par manque de concentration et alliant vitesse et précipitations», signalait un confrère de la presse africaine. La victoire des Setifiens (2-1), d'une manière magistrale, n'aura pas suffit pour voler au-dessus de cette compétition, alors qu'elle aurait été la belle griffe pour s'engager dans les prolongations et pourquoi pas porter haut l'emblème national.
L'excellent Djabou n'a rien pu faire devant une machine égyptienne, pourtant pas dévoreuse. Les milles occasions qui ont rodées tout près des allées du Ahly, n'ont pu faire mouche. Et pourtant, ce n'était pas la volonté des Sétifiens qui manquaient. Leur style jeu, leur organisation, leur manière de maîtriser leur organisation de jeu et de contrer l'adversaire faisant des Sétifiens une grande équipe africaine. Elle l'a démontré durant les 93' de jeu où elle aurait pu diviser la défense égyptienne pour glisser par 4 voire 5 fois la balle dans la boîte de l'équipe concurrente. Que s'est -il passé pour que les Noir et Blanc se fassent éliminer alors qu'ils avaient toutes les options pour revenir à la marque et renvoyer poliment leur invités chez eux avec un excellent souvenir celui de la sportivité qui a marqué les esprits de tous ceux qui ont suivi cette demi-finale.
Il y'avait cet excès de précipitation qui a fortement déséquilibré l'attaque algérienne, il y'avait énormément de course vers le périmètre égyptien alors qu'il aurait fallu plutôt mettre en avant l'intelligence dans l'action avant même cette course. Ce scénario auquel personne ne s'y attendait, n'est autre que le fruit du contenu des déclarations très et trop optimistes engagées par le président Hammar et son entraîneur qui avaient gonflé à blanc les esprits des joueurs. «Nous aurons cette finale, on sera finalistes et pourquoi pas le trophée... trop de tapage dans les rencontres et conférences de presse, les joueurs absorbaient cet élan optimiste faisant d'eux, les champions avant l'heure...On est les meilleurs, on est capables de réaliser un excellent résultat» '
Cette campagne répercutée sur les supporters avait aussi son effet sur le moral des joueurs qui mettaient la victoire avant l'heure..» Les Sétifiens comme tous les supporters algériens, pensent déjà aux prochaines échéances, «il faut les préparer avec plus d'abnégation». Ainsi prend fin une course vers le trophée. Mais une défaite compensée par l'excellent jeu des Sétifiens qui mettent en valeur ses grands joueurs, qui gagneraient à décrocher une place parmi les hommes de Belmadi, en l'occurennce les Djabou, Boulguelmouna et consorts. Cette réalisation est aussi une reponse à ceux qui continuent de penser qu'ils n'existent pas de joueurs locaux à même d'avoir une place parmi le onze de Belmadi.
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