En voulant atteindre un autre point du Mont-Blanc, l'Aigle noir sétifien, mal chaussé, chute mortellement. Au grand désarroi de ses fans qui ont bravé les averses et le froid sibérien.Sans crampons appropriés, une forme physique irréprochable et une excellente étude d'un terrain miné, l'Aigle noir n'avait aucune chance de bien négocier l'autre étape d'une compétition à la fois relevée et difficile à jouer. Croyant avoir tout gagné face aux Cairotes, les Sétifiens ont dormi sur leurs lauriers des jours durant. Venu des Lieux saints où le football est une affaire de gros investissements, un tsunami dénommé Ahli de Djeddah assomme des sétifiens groggy.
Avec une défaite d'un but à zéro, les Ententistes s'en sortent à bon compte. Ces derniers doivent une fière chandelle à leur gardien Mustapha qui a sauvé les siens d'un véritable naufrage. Avec une aussi piètre copie, les protégés de Rachid Taoussi ne pouvaient prétendre à une meilleure issue dans une partie dominée de bout en bout par un Ahli maître de son art.
Ni la pelouse synthétique, ni les pluies diluviennes, ni le froid de canard n'ont altéré la détermination et la manière de faire des partenaires de ce diable de Djaniny, lequel a été un véritable poison pour la défense sétifienne en méforme, à l'instar d'un milieu récupérateur transparent et d'une attaque effacée. Avec d'innombrables déchets techniques de débutants et des joueurs à la fois limités et hors du coup, l'ESS ne pouvait rivaliser avec ce mastodonte du Ahli de Djeddah, constitué d'un bataillon d'internationaux saoudiens et étrangers.
Les choix de Rachid Taoussi, qui a préféré confier la récupération à des joueurs non compétitifs, comme Draoui et Karaoui, ont rajouté une autre couche à une cauchemardesque soirée. Pour ne pas cacher le soleil avec un tamis, l'aventure de l'ESS qui a logiquement cédé le gain du match aller de ce tour de la Coupe arabe, s'approche de la fin.
Il est vrai qu'un match de football n'est pas une science exacte, mais le récital proposé par les protégés de l'Argentin Pablo ne laisse place ni au doute ni à la rêverie. Ceci dit, la copie présentée par le Ahli de Djeddah, pour lequel le professionnalisme est à la fois une culture et une industrie, montre à quel point les meilleurs pensionnaires de notre pauvre et indigeste Ligue I sont loin, très loin du compte. On n'a donc pas le droit de se voiler la face.
Continuer à claironner sur tous les toits que certains joueurs locaux n'ayant aucune culture tactique et sens du professionnalisme, le vrai, peuvent avoir le grade d'un «international» serait affabulations et purs mensonges? A noter, en dernier lieu, que le match retour de l'ESS face au Ahli de Djeddah est prévu en Arabie Saoudite le 4 décembre prochain.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com