Setif - A la une

L'association Nour plaide pour l'utilisation du Freestyle



Intitulée "Le rêve, lettre d'un enfant diabétique", la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans plusieurs langues a rassemblé les témoignages de plusieurs enfants et adolescents qui ont exprimé leur v?u d'avoir un jour un appareil Freestyle afin de mettre fin à la souffrance.La souffrance des nourrissons et enfants diabétiques de Sétif perdure. En effet, l'apparition de lipodystrophies qui surviennent suite aux injections répétées sur une même zone, des hématomes et souvent des sensations anormalement douloureuses et des inflammations inquiètent les enfants et leurs parents ainsi que les médecins traitants.
En effet, les appels de détresse pour adopter le recours au Freestyle comme sous d'autres cieux, lancés depuis plusieurs années, n'ont pas trouvé écho auprès des autorités compétentes.
Dernièrement, l'appel a été lancé depuis la wilaya de Sétif, où des enfants adhérents à l'association Nour des enfants diabétiques (Aned) de Sétif ont réalisé un film documentaire de quinze minutes, partagé sur les réseaux sociaux afin de faire entendre leur voix.
En arabe, en français, en anglais et en tamazight, des témoignages poignants adressés à toute la société pour faire part de leur souffrance vécue au quotidien, tout en espérant des jours meilleurs. Intitulée Le rêve, lettre d'un enfant diabétique, la vidéo a rassemblé les témoignages de plusieurs enfants et adolescents qui ont exprimé leur v?u d'avoir un jour un appareil Freestyle afin de mettre fin à la souffrance.
"Fatigué des piqûres à chaque repas et peut-être plus, l'enfant diabétique souffre à chaque piqûre d'insuline. L'enfant diabétique doit vivre sa vie et être traité en utilisant un glucomètre sans piqûre. Un Freestyle !", ont souligné Lina, Rayen, Belkis, Anouar, Khaoula, Yahia, Rym, Rihem, Kaouther, Insaf et Rania dans toutes les langues.
"Le diabète de l'enfant se répand très vite. Les causes de cette pathologie ne sont pas toujours connues. D'où la nécessité d'une forte mobilisation pour faire face à cette pandémie mondiale. Nous éprouvons beaucoup de difficultés à prendre en charge les diabétiques, en dépit des exploits réalisés depuis un siècle avec la découverte de l'insuline", a indiqué Dr Chérif Hafidha, président de l'association Aned, soulignant que le diabète de l'enfant et du nourrisson est très difficile à équilibrer.
D'où, selon lui, la nécessité des pompes à insuline, malheureusement indisponible chez nous vu leur coût.
"Pour la surveillance de la glycémie, les malades souffrent quotidiennement de la douleur des piqûres alors qu'il existe ailleurs le Freestyle libre qui permet l'enregistrement continu de la glycémie sans avoir recours aux piqûres, tout en permettant de suivre régulièrement l'équilibre glycémique et, du coup, améliorer la qualité de vie l'enfant.
Sous d'autres cieux, cette alternative n'est plus un luxe", a soutenu la praticienne. Il est à noter que l'association des diabétiques de Sétif, qui a été créée en 2015, s'occupe de 300 enfants et nourrissons diabétiques. Outre le volet de prise en charge médicale, les membres de cette association font de l'éducation thérapeutique et des opérations de sensibilisation leur cheval de bataille.
Mieux encore, les bénévoles ne négligent pas le volet social des patients tout en suivant de près leur scolarité dans les trois paliers de l'enseignement. Selon le président de l'association, "les enfants diabétiques devenus adultes sont membres avec nous et commencent à s'occuper avec nous de leurs pairs en leur donnant des conseils et en partageant avec eux leur expérience".
Il est à noter que les parents des enfants diabétiques se plaignent de la qualité des glucomètres (appareils de mesure de la glycémie) utilisés depuis quelques années et qui sont, selon eux, moins fiables. "Nous avons plusieurs fois adressé des correspondances aux responsables des différents départements ministériels pour que le Freestyle soit disponible dans notre pays, en vain", a déploré Dr Chérif.
"En attendant que le ministère de la Santé et les autres départements dont le ministère du Travail et de la Sécurité sociale répondent favorablement à notre doléance, et pour améliorer un tant soit peu le quotidien des enfants diabétiques, nous prônons l'adhésion au traitement dont l'objectif est l'amélioration de l'équilibre glycémique et, du coup, prévenir les complications de cette maladie sournoise, qui peut entraîner l'insuffisance rénale", a-t-il ajouté.

FAOUZI SENOUSSAOUI
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