Setif - A la une

Journée de la mémoire: plusieurs festivités pour commémorer le 8 mai 1945 à Sétif



Les nombreux citoyens participant dimanche à la marche de la mémoire des 45 000 martyrs victimes des massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kharrata, traduit de la plus belle des manières l'attachement et la fidélité aux chouhada de ce douloureux événement que les sétifiens refusent d'oublier 77 ans après.Les images de cette marche populaire à laquelle ont pris part les autorités locales, civiles et militaires, la famille révolutionnaire et une foule de citoyens de tous âges, à partir de la mosquée Abou Dhar Al Ghafari (l'ancienne mosquée de la gare) jusqu'à la stèle commémorative Saâl Bouzid de l'avenue 8 mai 1945, renvoient à la marche du mardi 8 mai 1945 et aux terribles massacres que la mémoire des Algériens refuse d'oublier.
Plusieurs carrés se sont formés, avec en tête les scouts musulmans algériens, portant des couronnes de fleurs et l'emblème national en scandant des chants nationaux, suivis par les représentants de nombreux corps tels que la Gendarmerie et la sûreté nationale, la Protection civile, les Douanes et autres, dans une ambiance empreinte de gratitude et de loyauté.
Le cortège est passé par la rue 1er novembre 1954 pour atteindre la stèle commémorative Saâl Bouzid qui a été érigée à la mémoire du premier Chahid assassiné lors de ces événements, au milieu de l'avenue du 8 mai 1945 et à quelques mètres de Ain El Fouara, où une gerbe a été déposée et la Fatiha du Saint Coran a été lue à la mémoire des martyrs.
Les participants à la marche se sont arrêtés près de la place Ain El Fouara où des dizaines d'écoliers ont entonné de nombreux chants nationaux.
Ces images ont rappelé aux Algériens la marche pacifique au cours de laquelle un peuple sans défense, à leur tête les scouts musulmans algériens portant des couronnes de fleurs, revendiqua, il y a 77 ans, au même lieu et au même moment, son droit à l'indépendance qui s'est transformé en événements sanglants et une terrible tragédie humaine.
Auparavant, les autorités de la wilaya s'étaient rendues au cimetière de Sidi Said dans le quartier Bouaroua, au centre-ville, l'un des monuments témoins des massacres du 8 mai 1945, où s'est tenue une cérémonie à la mémoire des martyrs de ces événements douloureux.
Sur place, le chef du bureau de wilaya de l'association du 8 mai 1945, Fares Guerras, a affirmé à l'APS que le 8 mai 1945 est "l'une des étapes historiques les plus importantes de l'histoire de l'Algérie qui ne s'effacera pas de la mémoire collective", soulignant que "l'événement restera une honte sur le front des forces coloniales et l'un des plus grands massacres de l'histoire contemporaine commis par la France contre les Algériens".
A l'occasion, M. Guerras a ajouté que "la consolidation de la mémoire dans l'esprit des générations futures est une mission fondamentale de l'association".
De son côté, Layachi Serrai, l'un des participants à la marche et fils d'une victime des massacres du 8 mai 1945 à Sétif, El Haouès Serrai, a indiqué qu'il commémore depuis des années le terrible massacre au cours duquel son père a été assassiné de sang froid.
Les festivités commémorant le 8 mai 1945 se sont poursuivies avec l'inauguration d'un lycée à la cité des 1 014 logements, baptisée au nom du poète et militant algérien Moufdi Zakaria, la projection d'un documentaire intitulé "Pour que nul n'oubli" à la Maison de la culture Houari Boumediene, en plus de la présentation de l'épopée historique "Djazairouna, interprétée par le ballet de l'Opéra d'Alger Boualem Bessaih.
Des membres de la famille révolutionnaire seront également honorés à cette occasion.
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