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Impossible n'était pas sétifien



Impossible n'était pas sétifien
En dépit des entraves et embûches rencontrées durant la longue et harrassante aventure africaine, le onze phare de Aïn Fouara, où la fête durera sept jours et sept nuits, décroche la deuxième étoile après plus de 26 ans d'attente. Il est vrai que les hommes de Madoui n'ont techniquement pas fait le match attendu, mais ils ont tout de même honoré leurs engagements.Le poids de la responsabilité et la crainte de décevoir non seulement «l'armée» (surnom de ses supporters) mais plus de 35 millions d'Algériens qui tenaient à célébrer le 60e anniversaire du déclenchement de la glorieuse Guerre de Libération nationale dans la joie et l'allégresse a été lourd à supporter par un onze en pleine construction. Tétanisés par l'enjeu, les Noir et Blanc qui ont perdu en plein safari plusieurs «cadres» attirés par les «liasses», n'ont pu refaire le match de Kinshasa où ils montré un tout autre visage.Le manque d'inspiration a été, le moins qu'on puisse dire, compensé par la volonté de fer d'une équipe qui n'a jamais raté un grand rendez-vous avec l'histoire. Malgré le forcing du Vita Club qui a monopolisé le ballon, les Sétifiens n'abdiquent pas. Intervenant quelques instants après l'ouverture du score qui enflamme le stade Mustapha Tchaker vêtu de noir et blanc, l'égalisation des Congolais transcende paradoxalement, les camarades de Mellouli.N'ayant pas le choix, ces derniers optent carrément pour un véritable caténacio cher au défunt Abdelhamid Kermali. Sentant le danger, le 12e homme se met derrière son équipe ne pouvant décevoir son joker, auteur aussi d'une prestation spéciale. Le 12e Ententiste permet aux camarades de Demmou de tenir bon. N'ayant rien d'un ogre, le Vita Club se distingue par une circulation de balle verticale, mais n'arrive à aucun moment à bousculer le bloc ou plutôt le rideau mis en place par le staff technique sétifien, l'autre artisan de cette incommensurable performance.Travaillant avec un groupe restreint de 18 joueurs, le staff technique, bien que n'ayant pas les coudées franches, a fait du bon boulot qui a besoin d'une consolidation. En suivant l'adage «une coupe se gagne, ne se joue pas», les Noir et Blanc, qui avaient bien négocié le virage de Kinshasa bouclé sur un score de 2 à 2, actionnent leur légendaire second souffle qui leur permet d'offrir une autre coupe à Aïn Fouara submergé de bonheur.Réconfortés par l'incorporation de Benyettou, Rait et Lamri qui ont amené le plus attendu, les Sétifiens, soutenus par un public en or, tiennent le coup, épinglent la deuxième étoile, se permettent un chèque de 1,425 million de dollars, se qualifient au Mondial des clubs prévu au Maroc du 10 au 20 décembre prochain et perpétuent, en cette journée mémorable, la célèbre expression : impossible n'est pas Sétifien»


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