Setif - A la une

Hausse généralisée des prix des fournitures scolaires



La rentrée scolaire prévue le 21 septembre avance à grands pas, et les tracasseries des ménages algériens, dont les revenus s'érodent avec la baisse du pouvoir d'achat, s'accentuent au fur et à mesure que ce rendez-vous, qui est aussi synonyme de rentrée sociale, approche. En effet, à la hausse des prix des différents produits de large consommation, dont l'alimentation générale, les légumes et les fruits, s'ajoute la liste des fournitures et livres scolaires et autres frais. Les prix à la consommation des ménages ont sensiblement augmenté ces dernières semaines, a-t-on constaté.Des parents d'élèves voient que les prix des fournitures ont augmenté par rapport à l'année précédente. "J'ai quatre enfants scolarisés dont deux au primaire, un au collège et un lycée. Mon salaire de 28 000 DA ne peut pas suffire pour acheter les fournitures scolaires, les livres, les blouses et les cartables", avoue Nacer, un fonctionnaire à la mairie de Sétif. "Avant on s'interrogeait comment arrondir les fins de mois, cependant cette année le salaire, qui est insuffisant avec ces dépenses, ne peut même pas suffire pour la première décade du mois", ajoute-t-il, avant de renchérir : "En me rappelant que je peine à payer mes factures d'électricité, de gaz et d'eau, je perds le sommeil. Comment vais-je faire pour manger, me soigner et soigner ma femme ou mes enfants si quelqu'un de nous tombe malade '" De son côté, Mohamed, un serveur dans un café, les larmes aux yeux, nous a confié que depuis le début de la dernière vague de coronavirus, le café où il travaillait a fermé, se retrouvant du jour au lendemain au chômage.
"J'avais un maigre salaire qui ne suffisait même pas pour une semaine, et cela fait deux mois que je n'ai pas travaillé, parce que le gérant du café, qui a été interdit de mettre des tables dans la salle et la terrasse, nous a libérés", confie Mohamed, qui s'inquiète de la façon de payer les fournitures de ses cinq enfants scolarisés au primaire et au moyen. "Il y a des cahiers qui coûtent 300, 400 DA, voire plus. Je ne parle pas des autres fournitures dont les prix sont exorbitants. Je suis allé hier chez un libraire, connu pour vendre moins cher, et j'ai été choqué des prix affichés", s'exclame Salim, en nous montrant la liste des cahiers avec les prix affichés sur son portable.
De son côté, un libraire nous a indiqué qu'il a pris en considération la baisse du pouvoir d'achat des ménages et a procédé à baisser sa marge bénéficiaire. "Les prix des fournitures scolaires de base ont certes augmenté, mais nous nous sommes contentés d'une simple marge bénéficiaire", affirme un libraire. Il est à noter que les prix des manuels scolaires du primaire et du moyen varient entre 910 DA pour le lot de première année primaire à 3 040 DA pour la première année moyenne. Les tarifs des livres du secondaire varient, quant à eux, entre 200 et 360 DA l'unité.

FAOUZI SENOUSSAOUI
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