Les encadreurs d'une session de formation sur la prise en charge de l'enfance privée de famille, ouverte lundi à Sétif dans le cadre d'un partenariat entre l'UNICEF et le ministère de la Solidarité nationale, ont appelé à "davantage de professionnalisme" pour une meilleure intégration de cette enfance à la vie sociale".Un cadre central du ministère de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Mustapha Bouneb, a souligné la nécessité de faire de l'intérêt suprême de l'enfant "une priorité extrême" pour lui permettre une intégration effective dans la société.
Cette frange d'enfants vulnérables a besoin d'une attention "particulière et entière" de la part de tous, a souligné le même responsable, appelant à l'élaboration de mécanismes en mesure d'assurer une "insertion sociale réussie".
La formation et le perfectionnement des cadres chargés de la prise en charge de ces enfants, notamment les directeurs des différents centres et établissements spécialisés, figurent parmi les "éléments-clés" de la concrétisation de cet objectif, a encore estimé M. Bouneb.
Il a également mis l'accent, à l'ouverture de cette session de formation de trois jours, sur "l'urgence de mettre en place tous les moyens nécessaires pour améliorer le rendement des cadres affectés à cette tâche et perfectionner les méthodes de prise en charge de cette frange".
Il a souligné dans ce contexte l'importance d'échanger les expériences dans ce domaine entre les spécialistes algériens et étrangers.
Cette session de formation organisée au musée national d'archéologie de Sétif a été marquée par la présence d'experts du service social international (SSO) et de l'UNICEF, de directeurs d'établissements et de centres spécialisés dans la prise en charge des enfants privés de famille, venus de toutes les wilayas du pays, ainsi que de cadres du ministère de la Solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme.
La directrice générale de la famille, de la condition de la femme et de la cohésion sociale auprès du ministère concerné, Khadidja Laâdjal a indiqué que cette session de formation s'inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de prise en charge de l'enfance privée de famille.
Ce cycle de formation constituera une "opportunité" pour les directeurs des établissements spécialisés pour perfectionner leurs connaissances à travers l'échange d'expériences, a estimé la responsable avant de rappeler que l'Algérie dispose de cinquante (50) établissement chargés de la prise en charge de cette frange vulnérable.
Durant la période 2011-2012, la moitié des mères célibataires ont préféré rester avec leurs enfants pour s'occuper d'eux, ce qui constitue, a estimé Mme Laâdjal un "pas positif" dans le processus de prise en charge de ces enfants.
Elle a également précisé, dans ce contexte, que le rôle des centres spécialisés est aussi d'assurer un accompagnement adéquat à ces mères célibataires.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz