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ES SÉTIF



Le feuilleton Abdelmoumen Djabou n'est peut-être pas fini. Mercredi, le meneur de jeu international de l'ES Sétif a certes prolongé son contrat avec le club de ses premières amours, celui-ci se terminant en juin 2019 soit à peu près 18 mois après la fin du présent bail appelé à expirer le 15 janvier.Mais il semble bien que cette opération qui a mis du temps à se concrétiser cache un «manège » qui permettrait, comme c'était le cas pour l'entraîneur Kheireddine Madoui lorsqu'il a choisi d'aller monnayer son savoir-faire chez l'ES Sahel, à Djabou de faire profiter l'ES Sétif d'un éventuel transfert en Tunisie ou dans un club des pays du Golfe. A bientôt 31 ans, «Moumouche» qui a toujours juré fidélité aux Bianconeri veut tenter une nouvelle et dernière aventure loin du pays. Pour preuve, Djabou a concédé une substantielle baisse de son salaire mais a inclus une clause qui l'autorise à quitter les rangs de l'équipe d'Ain Fouara dès la réception d'un «bon contrat» de l'étranger, histoire de faire profiter l'Entente des dividendes de ce transfert.
Benchikha, l'autre interrogation
Alors qu'il avait assuré au lendemain de la séparation avec l'entraîneur Madoui, parti en Tunisie, qu'il ferait entièrement confiance à Malik Zorgane et les autres membres du staff pour «au moins» terminer la saison, Hassan Hamar a fait venir Abdelhak Benchikha à l'ES Sétif pour lui confier les destinées techniques de l'équipe jusqu'à la fin de la saison. Une absurdité sachant que l'ESS aura pas moins de trois challenges à négocier durant les six prochains mois championnat, coupe et ligue des champions d'Afrique). La dernière compétition (LDC) devant se poursuivre au-delà du mois de juin prochain, il était important que le contrat proposé à l'exsélectionneur des Verts se termine avec la fin de l'aventure en Ligue des champions Africaine. Cela coupera, par ailleurs, court aux rumeurs qui spéculent sur les vraies raisons qui ont amené Benchikha, sollicité l'été dernier par le MCA avant d'opter pour les Marocains du MO Tétouan qu'il quittera en novembre dernier, à choisir l'étape sétifienne alors que tout le monde l'attendait dans un «grand club tunisien». De mauvaises langues laissent, en effet, entendre que Benchikha, qui n'a plus le droit d'exercer cette saison au Maroc (sauf dans les petites divisions), a demandé un CDD dans la mesure où il compte retourner entraîner dans la Botola Pro- League marocaine dès le prochain exercice, histoire surtout de retrouver sa famille qui réside dans le royaume.
Soucis d'argent pour Hamar
Une «excuse» qui semble «farfelue» sachant que Benchikha a déjà travaillé éloigné de sa petite famille. Il semble bien que les raisons de cette situation ont trait exclusivement au fait que l'ESS n'a pas les ressources nécessaires pour s'offrir un entraîneur de pointure internationale. Hamar qui espérait des rentrées d'argent substantielles de la part des autorités locales et l'arrivée de nouveaux sponsors a vite fait de déchanter. La crise financière a impacté sur l'ambiance au sein du club où joueurs, entraîneurs et administrateurs accusent du retard dans le paiement de leurs salaires. Le départ de Madoui n'aura pas été possible si la direction de Hassan Hamar avait honoré ses engagements et avec l'entraîneur et son staff et ses joueurs. C'est cette absence de perspective dans un climat économique régional «froid» qui incite Hamar à ne pas faire de folies. La preuve : hormis Benchikha recruté comme entraîneur pour les six prochains mois et le renouvellement des contrats de Djahnit et Djabou, le mercato des Sétifiens est au point mort. Hamar parle de recruter deux à trois joueurs mais laisse le choix à Abdelhak Benchikha de cibler les recrues. Sachant que l'ex-driver du Club Africain n'a plus de visibilité sur le marché local, on peut d'ores et déjà spéculer un mercato hivernal à blanc des Sétifiens. C'est dire que les temps sont durs pour le champion sortant mais aussi pour beaucoup de clubs algériens.
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