
Un séminaire sur le projet des deux systèmes de transfert hydraulique de la wilaya de Sétif s'est tenu hier au niveau de l'Institut de formation professionnelle de Tbinet, sous le patronage du wali de Sétif. Cette rencontre a pour objectif la présentation du projet, des espaces concernés par l'irrigation. Le président de l'APW de Sétif, Fateh Kerouani, dans son allocution d'ouverture des travaux, a insisté sur la valeur du projet qui revêt, selon lui, « une grande importance pour l'autosuffisance alimentaire ». « Les habitants auront accès à l'eau et environ 40.000 ha de terres agricoles seront irrigués », a-t-il expliqué. Au nom du wali de Séti, le secrétaire général de la wilaya a affirmé que « ces effets seront bénéfiques, non seulement pour la ville mais pour tout le pays ». Le directeur des ressources en eau a évoqué la situation du secteur agricole. « La wilaya de Sétif possède un potentiel en agriculture, et 360.986 ha de ses terres sont exploitables », a-t-il indiqué. Le projet des grands transferts hydrauliques va permettre de transférer 313.000.000 m3 vers la wilaya de Sétif pour couvrira 28 communes. 36.000 ha de terres agricoles seront irrigués, dont 16.000 ha à Mezloug et Guellal, grâce au transfert du barrage El Maouen. 20.000 ha dans les régions de Guelta Zergua, El Eulma, Sekhra, Ouelja, Bir El Arch et Ouled Saber bénéficieront des ressources du barrage de Draa Diss. Le directeur des services agricoles a rappelé que la wilaya de Setif est un agropole par excellence. Entre 2012 et 2013, elle a été classée deuxième en matière de production de céréales, 8e en production oléicole, 1ère en production et collecte de lait. Elle occupe la 6e place en viande rouge. Toutefois, elle a besoin d'irrigation. A vocation céréalière, elle est caractérisée par une pluviosité se situant entre 250 et 400 mm, dont la répartition est irrégulière. Cela influe sur les niveaux de production. L'impact des projets de transfert sur les productions agricoles est important. « Le taux d'accroissement de la production des céréales sera de 43%, celui des maraîchages de 78%, des fruits de 65%, du lait de 86% et des viandes rouges de 39% », a annoncé le directeur. Le docteur Hamouch Ibrahim, professeur à l'Ecole supérieure d'agronomie a éclairé les présents sur les causes du manque des ressources en eau en Algérie. La mauvaise répartition des pluies a pour conséquence directe une faible production agricole. Selon lui, « les mesures nécessaires à prendre seraient la mobilisation des ressources hydriques, le recyclage et la maîtrise des systèmes d'irrigation économiseurs d'eau, la gestion rationnelle des aspects relatifs à la conduite de l'irrigation ». Il a également conseillé les agriculteurs d'éviter l'irrigation avec la cuvette.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hilda Amira Douaouda
Source : www.horizons-dz.com