Pas moins de 63 adolescents diabétiques issus des 60 communes de la wilaya de Sétif ont été pendant plus de trois heures, dans l'après-midi de samedi passé, hôtes de la tribune médicale de l'association des Oulémas musulmans algériens au niveau du centre Chihab à la cité Gaoua.En effet, suivis dans le cadre de l'éducation thérapeutique de l'association "Ennour" des enfants diabétiques (ANED), les invités du centre Chihab ont, dans une approche d'interaction, eu droit à des communications et présentations assurées respectivement par une spécialiste en diabétologie pédiatrique et présidente de l'association ANED, en l'occurrence, Dr Chérif Hafidha et une spécialiste en éducation, Mme Atika Nabti.
En effet, Dr Chérif, ancienne maître-assistante au service de pédiatrie du CHU Saâdna-Abdennour de Sétif, a déroulé le retentissement du diabète sur la vie quotidienne des adolescents diabétiques et la nécessité de faire face à ce problème qui pourrait affecter leur quotidien et, du coup, l'équilibre du diabète par la suite afin d'éviter les complications à long terme.
"Le passage de l'enfance, où les diabétiques comptent beaucoup sur la prise en charge assurée par leurs parents, à l'adolescence, où ils doivent être plus autonomes, est une étape très cruciale.
À cet effet, j'ai mis le focus sur les problèmes, les exigences du traitement quotidien et l'auto-surveillance glycémique, le problème des complications, notamment l'hypoglycémie à l'école et le retentissement psychologique, car souvent, l'adolescent refuse à cette étape sa maladie, ainsi que le regard d'autrui", nous dira Dr Chérif.
Et de renchérir : "Généralement, l'adolescent, pendant cette période trouve des problèmes même avec ses parents pour arriver à équilibrer sa maladie, et parfois refuse, voire arrête le traitement et, du coup, nous enregistrons des déséquilibres pendant cette période. Plusieurs études à l'échelle mondiale confirment que cette période est la plus cruciale dans la vie d'un diabétique de type 1 d'où la nécessité d'améliorer la prise en charge pendant cette période".
De son côté, l'éducatrice, Atika Nabti, a présenté une communication adaptée au niveau de l'assistance pour les motiver davantage afin de poursuivre leur traitement et, du coup, éviter les rechutes. Les adolescents ont, quant à eux, posé des questions : comment peut-on maintenir la capacité et l'envie à poursuive le même traitement, à savoir plusieurs piqures par jour pendant des années ' Comment faire face aux regards des autres '
Ainsi que d'autres questions qui leurs taraudent l'esprit. Il est à noter que des interventions des adolescents, il a été dégagé que ces derniers considèrent que leur maladie constitue un handicap pour leur épanouissement, voire une limite pour leurs ambitions en matière de pratique de sport, sorties, fêtes et autres activités.
Les deux éducatrices ont essayé d'encourager davantage les participants tout en indiquant que la contribution de leurs parents, qui sont conviés à une rencontre samedi prochain, est plus que nécessaire.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com