
Pointée du doigt à maintes reprises, la situation de l'école des frères Berchi (attenante à l'école Amardjia Abbas, ex-école Laïque) et du collège Mohamed Khemisti (ex-école Guy Thomas), fermé depuis plusieurs années, ne dérange apparemment pas les élus locaux et les responsables de la direction de l'éducation. Une situation qui, pourtant, mérite l'effort pour restaurer les espaces précités pour leur donner une nouvelle vie. Les innombrables écrits de presse, les coups de gueule des amoureux du patrimoine et des parents d'élèves ayant n'ont pas abouti.La rénovation de l'école, promise par la municipalité qui aurait débloqué 110 millions de dinars, n'a pas dépassé le stade des intentions.En attendant, les écoliers sont obligés de suivre des cours dans des classes surchargées. Notons à toutes fins utiles que ce bijou architectural allait être cédé au secteur de la culture pour le transformer en un espace culturel et artistique. Le changement de vocation a capoté. Il convient de rappeler une fois de plus que ce patrimoine qui a vu défiler de nombreuses générations d'écolières, fait actuellement office de magasin de brouettes. La situation de l'autre bien collectif n'est guère reluisante. Puisque les alentours du CEG (comme aimaient l'appeler les anciens), fermé depuis 2012, ressemblent à un dépotoir. La réhabilitation des lieux, transférés à titre provisoire vers l'ancien Institut technologique de l'éducation (ITE) El Khansa, se fait désirer. Construite en 1936, l'institution, qui a formé de nombreuses générations, devait être, à l'instar de quatre établissements de la wilaya, réhabilitée.L'assemblée populaire de wilaya (APW) avait, à cet effet, dégagé une enveloppe de 4 millions de dinars. Mais rien n'a été fait. La «démission» des responsables concernés perturbe non seulement le quotidien de centaines de collégiens, mais porte un sacré coup à un patrimoine d'une valeur historique inestimable. Pour l'histoire, Khemisti-qui n'est pas un collège ordinaire - a été transformé en camp d'internement où des milliers de Sétifiens ont subi les pires supplices de l'armée coloniale lors du fameux bouclage de 1957. A-t-on le droit de laisser mourir un tel monument, où chaque centimètre carré est une histoire '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com