L'inquiétude ronge plusieurs patients atteints de cancer. L'appareil de radiothérapie du centre anticancer de Sétif est en panne. Sans traitement, leur état de santé peut s'aggraver, selon un cancérologue affecté au département d'oncologie de l'établissement hospitalier.L'appareil de radiothérapie du CAC ne fonctionne plus depuis le mois de décembre dernier et aucune démarche n'a été entreprise par les responsables du secteur de la santé de la wilaya de Sétif pour sa réparation. Selon certaines sources, le problème de la panne est dû à une défaillance d'une pièce dont le coût est de deux millions de dinars seulement. Une situation qui crée souvent un climat tendu au sein du service de radiothérapie.
Entre l'impatience des patients déjà épuisés par la maladie et la colère de leurs proches qui les accompagnent, le service bouillonne parfois, et il est difficile pour le personnel médical de calmer les esprits. Entretemps, la file d'attente ne cesse de s'allonger, et ce sont les pauvres malades qui paient les frais en voyant leur traitement interrompu et ne sachant plus à « quel traitement se vouer ».
« Tous les malades ne sont pas au même stade de l'évolution du mal. Ceux dont la maladie est très avancée ne peuvent pas attendre. C'est vraiment éc?urant qu'on arrive à cette situation », dénonce un médecin.
Pour rappel, la radiothérapie est l'une des trois techniques médicales utilisées pour traiter le cancer. Elle a la particularité d'utiliser des rayonnements ionisants qui, dirigés et concentrés sur la tumeur, sont censés détruire les cellules cancéreuses.
En désespoir de cause, les malades atteints du cancer et suivis au niveau du centre anticancer de Sétif en appellent à l'intervention énergique du wali pour sauver leur vie en ordonnant à la Direction de la santé et au CHU de Sétif d'accélérer l'acquisition de la pièce pour remplacer celle détériorée.
Espérons que le SOS de ces malades sera entendu par le premier responsable de la wilaya et permettra de mettre fin à leur calvaire et également de secouer un CHU qui vit dans une profonde léthargie. Le chef de l'exécutif n'est sans doute pas au courant que les analyses d'anatomopathologies communément appelées « l'Anapath » ne sont plus effectuées au niveau du CHU depuis plus de deux ans en raison des défaillances des microtomes nécessaires dans ce genre d'analyses.
Notons qu'un microtome est un appareil utilisé pour l'étude (par coupe histologique) des cellules. Depuis plus de deux ans, les patients opérés au CHU de Sétif sont priés d'emmener eux-mêmes leurs pièces opératoires (prélèvements tissulaires) aux laboratoires d'analyses médicales privés pour y être analysées afin d'établir un diagnostic ou un bilan des lésions.
Un exemple parmi tant d'autres qui reflète la situation catastrophique que vit le CHU Mohamed-Abdenour-Saâdna.
Imed Sellami
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Imed Sellami
Source : www.lesoirdalgerie.com