Le collectif d'avocats du procès «montage-automobile» n'est pas près d'oublier les péripéties des débats sereins, certes, mais ardus, tant les inculpations étaient vissées et amplifiées par Oussama Bensaàd, un procureur général compétent et calme, qui a joué jusqu'au bout son rôle d'avocat de la société. Revoyons encore une fois ces morceaux d'anthologie en hommage au collectif de défenseurs: «Ce dossier a été inventé de toutes pièces. Mazouz n'était pas le gestionnaire, mais l'associé dans l'Eurl Gm Trade, objet de poursuites judiciaires» a argué Me Zeraïa. «Mazouz importateur et distributeur de trois marques chinoises, n'est pas tombé de la dernière pluie. Il est concessionnaire automobile depuis 2009 et a, à son patrimoine, 23 sociétés dans différents domaines, dont le transport logistique, la production de pesticides (flytox) et de lampes ainsi que des centres commerciaux à Bab Ezzouar, (acquis avec 385 milliards de centimes) et Es-Senia à Oran, et la société de production jus de fruits gazéifiés N'Gaous, qu'il avait rachetée en 2016...», rappelle la défense qui précise que son mandant activait dans la légalité. «Ahmed Ouyahia n'avait pas introduit dans sa short-list de''5+5'' le véhicule touristique Chery en faveur du dossier de l'investissement de GM Trade tandis que 13 millions de dollars d'équipements pour le montage de ce véhicule ont été bloqués au port.» En outre, l'usine de montage de véhicules du groupe Mazouz a reçu, le 25 juin 2017, la visite du ministre, Youcef Yousfi, indique la défense pour prouver que l'usine est loin d'être un produit virtuel. Sur sa lancée, la défense rappelle que seuls les dossiers de Sovac et Tahkout étaient enregistrés au niveau du Conseil national de l'investissement (CNI), en excluant les autres opérateurs. «Tandis qu'Ahmed Ouyahia avait annulé deux projets d'assemblage automobile à Sétif, dont celui du groupe Mazouz en 2008, en raison d'absence de politique de montage automobile en Algérie à cette époque». Ici,
Me Ibtissem Salhi, la jeune et jolie avocate de Sétif, avait hoché la tête, en guise d'accord avec le confrère. De son côté, la défense de Tira Amine, président du Comité d'évaluation technique (CET) au niveau du ministère de l'Industrie, a plaidé l'innocence de son mandant du fait que ce comité a un rôle consultatif. «Même si le Comité lui a délivré la décision d'avis technique, le dossier de Emin Auto n'a pas été enregistré au niveau du Conseil national d'investissement (CNI)», a observé l'avocate du mis en cause, avant de soutenir que «les chefs d'orchestre dans ces dossiers sont le ministre de l'Industrie et le Premier ministre». Enfin, la défense d'Alouane Mohamed, président du CET, est également intervenue pour tenter de sauver les meubles de ces fonctionnaires tombés dans la crique de l'interventionnisme! C'est dire que ce procès restera gravé dans les esprits des puristes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdellatif TOUALBIA
Source : www.lexpressiondz.com