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Cté Tlydjene (ex-Bon Marché) de Sétif : Le plan d'occupation du sol «piétiné»



Décidément, la commune de Sétif n'en finit plus avec les affaires, les passe-droits, les deux poids, deux mesures, et le piétinement des lois de la République.Ainsi, le Plan d'occupation du sol (POS) 4, de la cité Tlydjene (ex-cité Bon Marché), stipulant dans son article 6.12 (hauteur des constructions) que l'habitation individuelle ne peut aller au delà d'un R+2. Un point insiste sur l'harmonisation du bâti. Néanmoins, la disposition n'a pas été respectée par la commune de Sétif, institution censée respectée les règles d'urbanisme.
Faisant fi du POS, pourtant approuvé par l'Assemblée populaire lors de la session du 29 juillet 2008, sous le n° 233/2008, les services de la commune délivrent, le 28 novembre 2017, un permis de construire (n°599), autorisant un auto-constructeur à ériger une «habitation individuelle» en R+5+sous-sol.
Soulignons que ledit permis de construire a été délivré selon le décret exécutif 175/91 définissant clairement les règles générales de l'urbanisme qu'on continue à piétiner à Sétif, où les nantis sont bien servis, au grand dam des riverains, échaudés par des anciennes pratiques à la peau dure. «Claires comme de l'eau de roche, les dispositions du POS 4 de Bon Marché, où les nababs sont gavés, sont constamment piétinées par l'APC. Avec cette manière de faire, la municipalité, qui ne prend jamais la peine de consulter ses administrés, nous empoisonne la vie. Il est vrai que nos épaules ne sont pas aussi larges que celles des bénéficiaires des ?'buildings'', mais on ne va pas pour autant se taire.
Nous appelons les services de sécurité et la justice à se pencher sur le cas de cette construction. Trouvez-vous normal qu'une habitation individuelle dispose de 19 appartements ' Ça sent la spéculation foncière, non '», s'interrogent, non sans colère, des habitants de Bon Marché, munis d'un dossier en béton. Et d'enchaîner : «Le permis de construire n°599 du 28 novembre 2017 montre que l'habitation est individuelle. Pour diverses raisons, il n'est plus possible d'ériger une promotion immobilière au centre-ville, où les divers réseaux sont saturés. Les gens ne sont pas dupes, d'autant plus que la réglementation n'a pas été respectée.
Pour éviter les avis du CTC, de l'hydraulique, des autres services, le payement d'importants frais relatifs au permis de construire d'une promotion et des impôts, l'auto-constructeur, bénéficiant de ?'précieux'' tuyaux de la commune, a trouvé la parade. Avec ce R+5, il va nous rendre la vie impossible et altérer un peu plus l'existence de Bon Marché. Nous interpellons les pouvoirs publics pour mettre un terme aux agissements douteux des services de la commune, à l'agression de notre cadre de vie et à ces passe-droits.»
CE N'EST PAS UN CAS ISOLE
Pour connaître la position de la municipalité qui n'en est pas à sa première violation du POS, nous avons pris attache avec Hocine Haouchi, président de la commission chargée de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, en lieu et place de Hamza Belayet, ex-V/P chargé du technique, qui a bien voulu répondre à El Watan : «L'histoire de ce R+5 n'est pas un cas isolé à Bon Marché.
Pour pouvoir répondre à toutes les questions se rapportant à cet épineux dossier, j'en ai parlé une première fois au P/APC, puis au V/P assurant l'intérim, qui n'ont pas jugé utile d'éclairer mes lanternes. Je suis dans l'incapacité de vous fournir une réponse à ce sujet. Ceci dit, la commission que je préside est non seulement disposée à ouvrir le dossier, mais refuse catégoriquement l'implantation de promotion immobilière dans les quartiers de la vieille ville, tels que Bon Marché, Langar, Cheminot, où l'on doit penser aux divers réseaux, à la circulation routière, à la scolarisation des enfants, etc.».
Ce que révèle l'élu montre une fois de plus que les choses vont mal à l'Hôtel de Ville, où le bras de fer opposant 29 élus et le P/APC affecte les affaires d'une aussi grande agglomération, confrontée à l'insalubrité, à la défaillance de l'éclairage public, à la dégradation de son cadre de vie et de son réseau routier.
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