Les lenteurs bureaucratiques qui bloquent le lancement de l'ambitieux programme de plus de 8 000 logements promotionnels aidés et pas moins de 20 000 unités promotionnelles incommodent les entrepreneurs, qui montent au créneau.
Ne voyant rien venir, les chefs d'entreprises menacés de disparition à cause d'un plan de charge «vide», sollicitent à travers la correspondance du 7 janvier courant, l'intervention du ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme.
«Le collectif des promoteurs immobiliers et entrepreneurs en bâtiment adhérents à l'Union générale des entrepreneurs algériens (Ugea), fédération de Sétif, s'indignent des tergiversations des autorités locales (Wilaya, Dlep, DUC) n'ayant pas pris en considération nos doléances concernant la prise en charge des structures immobilières, en particulier les logements du type LPA relatif au programme quinquennal 2010/2014, sachant qu'aucune suite n'a été donnée au sujet des 6 890 LPA, qui intéressent 250 à 300 promoteurs immobiliers qui se sont manifestés».
Tel est le contenu de la missive de l'Ugea qui met en outre le doigt sur les problèmes rencontrés par les entrepreneurs devant effectuer le parcours du combattant pour l'obtention du permis de construire, la liste des attributaires ainsi que les ordres de service (ODS) qui se font encore et toujours désirer. Ayant gros sur le c'ur, les représentants de l'Ugea remettent sur le tapis le manque à gagner, mettant en péril des centaines de postes de travail, ainsi que les dernières directives privilégiant l'AADL. «Il ne faut plus se voiler la face, l'opérateur économique local, qu'on pointe du doigt injustement est l'otage de la bureaucratie qui est le principal ennemi du programme initié par le président de la République. On doit savoir que pour un simple document, il faut poireauter de longs mois, pour ne pas dire plus d'une année. Pour preuve, le programme qui a été annoncé en 2011, n'est toujours pas lancé, au grand dam des entrepreneurs et des citoyens, les premières victimes d'un tel blocage», fulminent nos interlocuteurs. «La régularisation de la situation financière est l'autre bête noire des entreprises'
Figurez-vous qu'on doit le plus souvent prendre notre mal en patience pour percevoir notre dû. Pour régler cet épineux problème nous sommes dans l'obligation de faire la navette entre différents services. De tels blocages menacent la filière qui risque non seulement la perte d'une main-d''uvre mais la déstructuration d'une filière qui a consacré d'énormes investissements dans le matériel qui n'est toujours pas amorti pour de nombreuses entreprises au bord de la faillite», tonnent des entrepreneurs qui refusent d'être les nouveaux maçons de l'AADL. «Au lieu de nous confier des projets, on veut à travers le programme AADL faire de nous de petits sous-traitants à la merci d'un autre bureaucrate», contestent les opérateurs qui attendent une réaction des autorités de la wilaya, interpellées pour atténuer, un tant soit peu, les effets pervers de la bureaucratie, ennemi public numéro un de la roue du développement, grippée depuis un certain temps.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com