Pour une histoire de postes «rémunérés», la commune de la capitale des Hauts-Plateaux sétifiens est bloquée. Les querelles de clocher donnent un coup de massue à l'une des plus riches municipalités du pays.Perdurant depuis un certain temps, le bras de fer opposant 22 élus (toutes tendances confondues) et le P/APC d'obédience FLN influe négativement sur le sort d'une ville tombant en ruine. «Invité» à déposer sa démission, le premier magistrat de Aïn Fouara, faisant pitié, s'accroche.
Au lieu de privilégier l'intérêt d'une agglomération touchant le fond de l'abîme, le contesté P/APC manœuvre. Pour sauver sa tête, il vient de sceller une alliance contre nature. Pour illustration, le groupe HMS, en conflit avec le FLN au sein de l'Assemblée populaire de wilaya (APW), bloquée depuis son intronisation fin 2017, est paradoxalement l'allié principal du P/APC en guerre contre son «propre» parti.
Faisant fi des recommandations du wali, favorable à un exécutif communal selon la proportionnelle, le P/APC compte récompenser de fort belle manière HMS. Occupant 8 sièges sur les 43 que compte l'Assemblée, le parti précité bénéficiera, nous dit-on, de 6 postes. Majoritaire avec 13 élus, le FLN sera sanctionné.
Le vieux parti unique n'obtiendra que 5 postes. Siégeant avec 8 élus, le RND prendra une bonne part du «gâteau», soit 6 postes. Farouchement opposé au P/APC et à son groupe, Talae Elhouriet (5 élus) fera, nous dit-on, les frais de la nouvelle «répartition», fustigée par des Flnistes, voulant en découdre une nouvelle fois avec le P/APC, qui a décidé de réunir, aujourd'hui, l'Assemblée, en session extraordinaire.
«Les manigances du P/APC, qui a essayé de casser la cohésion des 22 élus qui ne veulent plus travailler avec une personne ne faisant rien pour redorer le blason de Sétif en lambeaux, n'aboutiront pas.
Acceptée par tout le monde, sans la proportionnelle, on ne marchera pas. Tournant le dos au FLN qui lui a permis d'être tête de liste à Sétif, le P/APC, qui n'est plus chef du groupe, doit accepter les propositions du parti», soulignent, non sans colère, des Flinistes de la commune de Sétif, où les marchés inhérents à la pièce détachée des engins (dont certains sont en panne depuis un certain temps), à la peinture, à l'habillement des travailleurs, à l'éclairage public (lampes, contacteurs, amorceurs, câbles, luminaires) sont désormais otages des marchandages des uns et des autres?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaïche
Source : www.elwatan.com