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CHU de Sétif : ni directeur ni médicaments et... des agressions Actualité : les autres articles



CHU de Sétif : ni directeur ni médicaments et... des agressions                                    Actualité : les autres articles
Trouvez-vous normal qu'un CHU en charge de plus de 6 millions d'âmes «tourne» sans directeur général ' l Même l'intérimaire
de... l'intérimaire n'a pas fait long feu au poste qui fait peur.
Dimanche 8 juillet 2012, vers 21h, 4 individus rouent de coups un médecin au niveau du service des urgences médicales du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Saâdna Abdenour de Sétif. Le praticien (un jeune résident) souffre d'un traumatisme à l''il gauche (hémorragie de la chambre antérieure avec plaie cornéenne), risque de perdre son 'il. La victime, qui a bénéficié d'un repos (incapacité de travail) forcé de 15 jours, a déposé plainte. Cette énième agression a non seulement scandalisé, mais poussé le personnel notamment médical à lancer un SOS : «L'agression de notre collègue est le résultat d'un laisser-aller qui perdure depuis de longs mois. Il ne faut pas avoir peur des mots, le CHU de Sétif est le dernier des soucis des responsables locaux et du ministère de la Santé.»
Avertis, les élus, qui ne sont pas exempts de tout reproche, n'ont pas levé le petit doigt pour venir au secours de l'établissement qui va mal. «Trouvez-vous normal qu'un CHU en charge de plus de 6 millions d'âmes ''tourne'' sans directeur général ' Même l'intérimaire de... l'intérimaire n'a pas fait long feu au poste qui fait peur. Sachant que l'hôpital est empêtré dans de nombreux dossiers noirs», diront, sous le sceau de l'anonymat, des praticiens qui remettent sur le tapis les mauvaises conditions de travail et le manque de médicaments : «De nombreux médicaments font défaut à l'établissement livré à lui-même. Pour exemple, les corticoïdes (solumédrol et la dexametazon) à usage vital ainsi que l'adrénaline, le sérum salé hypertonique, les antiépileptiques et les antalgiques (antidouleurs) pour ne citer que ces produits, manquent dans l'établissement qui se distingue par une totale anarchie, où règne une véritable débandade. Ne pouvant répondre à une forte charge de travail, et exerçant dans des conditions impossibles, des praticiens recourent au congé de maladie», témoignent nos interlocuteurs qui jettent un autre pavé dans la mare : «Figurez-vous qu'en cette période de grandes chaleurs, de nombreux services sont dépourvus de climatisation. Installés dernièrement, les nouveaux climatiseurs ne fonctionnent pas comme il se doit. Nous profitons d'une telle opportunité pour interpeller les responsables pour qu'ils viennent au secours de centaines de patients d'un CHU à l'agonie», fulminent-ils et pointent du doigt les administrations du CHU et de l'université qui n'ont pas, selon eux, versé le moindre centime aux nouveaux hospitalo-universitaires, installés en décembre 2011'
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