Ces Algériens qui ont servi leur pays dignement
Cardiologue et homme de cœur : Sétif pleure le Dr Abdelmadjid Yaïci
La triste nouvelle s’est répandue à travers Sétif comme une onde de douleur : le Dr Abdelmadjid Yaïci n’est plus.
Avec sa disparition, la ville perd bien plus qu’un médecin émérite ; elle perd l’un de ses fils les plus dévoués, un homme de science au grand cœur, un praticien respecté et profondément aimé.
Grand adepte de l’activité sportive, Si Abdelmadjid avait toujours cultivé la discipline, l’endurance et le goût de l’effort. Mais face à la loi divine, nul ne peut lutter. Même lorsque la maladie commençait à peser lourdement sur ses épaules, il continuait, fidèle à lui-même, à veiller sur ses patients.
Jusqu’au bout, il est resté ce médecin attentif, disponible, soucieux du bien-être de ceux qui venaient à lui, parfois de très loin, des quatre coins de Sétif et des wilayas voisines.
Connu et reconnu pour sa compétence, son savoir et la richesse de son expérience, l’ancien élève des lycées Mohamed Kerouani (Sétif) et El Mokrani (Alger) s’est éteint à l’âge de 77 ans, avec la discrétion et la dignité qui ont marqué toute sa vie.
Pour ses malades, il était bien plus qu’un cardiologue : il était un repère, une voix rassurante, une présence humaine.
Pour les jeunes médecins, il était un guide, un maître qui transmet avec patience et générosité.
Le défunt incarnait l’humanisme des grands praticiens, l’humilité des véritables savants et la pondération des sages. Passionné par la connaissance et la transmission du savoir, il ne manquait jamais les grands colloques et congrès, qu’ils soient nationaux ou internationaux.
Apprendre, partager, transmettre : telle était sa conception de la médecine.
Après avoir achevé sa formation post-graduée en cardiologie, une carrière prometteuse s’ouvrait à lui en Belgique.
Mais Si Abdelmadjid avait fait un autre choix, celui du cœur : rentrer à Sétif, sa ville, pour servir les siens.
En 1982, il était un des premiers chefs de service de cardiologie du Centre Hospitalo-Universitaire (CHU), contribuant à poser les fondations d’une discipline qui allait sauver tant de vies.
Les premières promotions d’étudiants de la faculté de médecine de l’université Ferhat Abbas se souviennent encore de leur maître : exigeant mais juste, rigoureux mais profondément bienveillant. Beaucoup lui doivent leur vocation et leur passion pour la médecine.
En 1987, il fut également le premier cardiologue à ouvrir un cabinet privé à Sétif, poursuivant ainsi sa mission de soigner et d’écouter.
Il était profondément investi dans sa mission. Il lui arrivait ainsi de solliciter l’intervention de confrères nationaux et étrangers de renom afin de permettre à ses propres malades, notamment ceux rencontrant des difficultés à accéder à des interventions chirurgicales et à des soins spécialisés, de bénéficier des meilleures prises en charge possibles.
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Kamel Beniaiche
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Posté par : imekhlef
Ecrit par : rachid Imekhlef
Source : Kamel Beniaiche