Le ministère des Transports a présenté un projet de décret relatif à
l'organisation et à la régulation des transports urbains qui sera soumis au
secrétariat général du gouvernement en vue de la promulgation d'un texte
législatif en la matière.
Objectif: mettre en place un dispositif de régulation efficace
garantissant l'accès de qualité pour les usagers des transports urbains.
Telle est la mission de la future autorité de régulation des transports
urbains, dont le projet de loi prévoit la création. C'est ce qu'a annoncé hier
Saïda Belbouab, directrice du transport routier et urbain au ministère des
Transports, qui était l'invitée de la radio chaîne III. La future autorité se
verra confier de larges pouvoirs d'enquête et d'investigation, un pouvoir
réglementaire supplétif et des pouvoirs de sanction en cas de manquements
constatés. Le champ d'intervention couvrira tous les segments des transports
collectifs de masse. La future autorité assurera aussi l'harmonisation de la
tarification. «Tous ces systèmes, y compris le transport par câble seront mis
en cohérence par la nouvelle autorité pour une meilleure exploitation et pour
un meilleur développement des réseaux dont le tram, le métro et les bus»,
a-t-elle soutenu. Le projet de décret vise en outre à renforcer l'actuel
dispositif de contrôle qui, du reste, a montré ses limites, vu l'anarchie qui
règne dans les transports urbains. Le but est d'optimiser les moyens
réglementaires actuels. La future autorité établira ainsi un nouveau cahier des
charges pour l'exploitation des lignes de transports urbains. Le nouveau
dispositif vise en l‘occurrence les petits exploitants de bus dont le nombre
est impressionnant. Ces derniers doivent s'aligner sur la qualité des transporteurs
publics sous peine de se voir retirer leur autorisation d'exploitation. La
future autorité sera chargée surtout de planifier l'activité de tout le réseau
du transport urbain à travers toutes les villes et à élaborer un système
d'information au profit des usagers. Elle «définira la qualité de service aux
opérateurs et l'offre de transport. Elle va réglementer les itinéraires,
établir une carte d'implantation des gares et autres stations, fixer les
horaires», a expliqué Mme Belbouab. Le but est aussi d'assurer le service
public après 18 heures.
Les nouvelles mesures concernent les transporteurs par bus et les
entreprises qui géreront les lignes de tramways et métro. Objectif: «Mettre fin
à l'anarchie qui affecte les transports urbains», admet Saïda Belbouab. Les
opérateurs privés doivent s'aligner sur ces nouvelles règles de qualité qui
entreront en vigueur», a-t-elle affirmé. Mme Belbouab reconnaît ainsi sur les
ondes de la radio publique les nombreuses carences qui plombent les transports
urbains, même si elle affirme que «des inspections inopinées sont menées par
les agents des directions des transports visant à contrôler le respect par les
opérateurs privés des règles. «On ne peut facilement assurer un contrôler
efficace tant le nombre des opérateurs a explosé ces dernières années.
Toutefois, lors d'une constatation d'infraction, à l'image du défaut de ticket
ou d'insalubrité des bus, irrégularité, un mauvais comportement des receveurs
et des chauffeurs de bus ou encore en cas de non-respect de la tarification,
les autorisations d'exploitations sont retirées», a-t-elle affirmé. Enfin, Mme
Belouahab a révélé que le ministère des Transports est en train de réfléchir
pour mettre en place de nouvelles règles concernant la vétusté des bus en
circulation.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Amine L
Source : www.lequotidien-oran.com