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Saidal veut s'imposer comme acteur majeur sur le marché algérien du médicament



Saidal veut s'imposer comme acteur majeur sur le marché algérien du médicament
Saidal veut franchir un nouveau cap. L'entreprise publique algérienne spécialisé dans la production de médicaments veut satisfaire vingt pour cent de la demande algérienne en valeur, contre cinq pour cent actuellement. Son PDG, Boumediène Derkaoui, a également annoncé mercredi que l'entreprise va bientôt satisfaire toute la demande algérienne en insuline.
Saidal a de l'ambition, et l'affiche. Le PDG de l'entreprise de médicaments, Boumediène Derkaoui, a déclaré mercredi que Saidal sera au rendez-vous pour les grands projets engagés durant les deux dernières années, aussi bien pour produire de l'insuline, des produits d'oncologie que pour participer à la maitrise de la facture algérienne du médicament, qui a atteint 1.3 milliards d'euros.
Premier front sur lequel veut s'installer Saidal : élargir ses parts de marché. A l'heure actuelle, elle détient cinq pour cent des parts du marché algérien en valeur, et entre 20 à 25 pour cent en quantité. Elle veut passer, dans un délai de deux ans, à vingt pour cent en valeur, et 40 à 45 pour en en quantité.
Cette offensive sera réalisée à une série de projets d'usines. Certains sont encore au stade de finalisation, mais d'autres seront bientôt opérationnels. Ainsi en est-il d'un projet engagé pour produire de l'insuline avec Novo Nordisk, leader mondial dans le domaine. L'usine, opérationnelle dans deux ans, a nécessité un investissement de quinze millions d'euros, grâce à un prêt du Fond National d'Investissement. Elle produira de quoi satisfaire le marché algérien, alors que l'usine actuelle, qui tourne à la moitié de ses capacités, laisse une grande marge aux importations. 120 millions d'unités sont produits actuellement, un chiffre qui va doubler avec le lancement de l'usine de Constantine.
La production d'insuline atteindra alors 14 milliards de dinars. La facture d'importation pour cette matière, actuellement de 120 millions d'euros, sera réduite de moitié. De même, pour l'oncologie, la facture actuelle est de vint milliards de dinars (200 millions de dollars). Un projet est en cours de négociation avec des partenaires koweitiens, qui possèdent déjà une usine similaire.
Pour M. Derkaoui, cet effort comprend aussi la réalisation de plusieurs unités de production à Cherchell, Alger, d'un laboratoire à Sidi Abdellah, près de Zéralda. Ce sera la contribution de Saidal à l'effort de réduction des importations de médicaments et produits médicaux. Le gouvernement a fixé à 70 pour cent la couverture de la demande nationale dans ce domaine à partir de 2014. D'autres projets, lancés par des entreprises privées et des partenaires étrangers, devraient compléter cet effort, a-t-il dit.
Grèves : les choses sont rentrées dans l'ordre
Quand les nouvelles usines seront opérationnelles, il sera possible de moderniser celles qui produisent actuellement, pour ne pas perturber la production. M. Derkaoui a reconnu que certaines installations sont archaïques, et doivent être renouvelées. Il en est de même centre de recherche : un nouveau centre sera installé à Sidi Abdellah, a-t-il précisé.
Parlant de Saidal, M. Derkadoui a déclaré que le chiffre d'affaires de l'entreprise est passé de 110 millions de d'euros en 2010, 121 millions en 2011, et 130 en 2012.
Malgré ces résultats, des mouvements de grève ont été enregistrés, notamment à l'unité de Médéa. M. Derkaoui a minimisé l'évènement, affirmant que les travailleurs ont été « induits en erreur ». Du reste, a-t-il dit, les choses sont rentrées dans l'ordre. Il a même voulu positiver, affirmant qu'un mouvement de protestation justifié révèle la vitalité et le dynamisme d'une entreprise.
Par ailleurs, les déclarations de M. Derkaoui interviennent alors que le secteur du médicament est secoué par une série de scandales, liés à la surfacturation des importations, qui permettent à des laboratoires étrangers d'exporter des devises.
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