22 membres de l’APW menacent de démissionner
Vingt-deux membres de l’APW de Saïda, qui disent «refuser de cautionner sa gestion actuelle et son pilotage menés par un groupe minoritaire dont le P/APW», menacent de démissionner si le dialogue ne reprend pas entre les deux parties.C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public et intervenant plusieurs mois après l’invalidité de la première délibération de cette assemblée de wilaya, prononcée par le ministère de l’Intérieur, au mois de janvier 2008. Délibération inhérente au règlement intérieur et à la désignation de 7 vice-présidents et du P/APW, ainsi qu’à l’installation de 10 commissions. Pour rappel, la loi limite ces deux points à 4 vice-présidents et 7 commissions seulement.
L’appel à une assemblée extraordinaire, formulé par les opposants issus des différents partis politiques (RND, MSP, FNA, PT) auxquels se sont joint également des membres du parti majoritaire (FLN), est resté pour le moins sans écho de la part du groupe issu de la délibération caduque, à sa tête l’actuel P/APW. Le dit communiqué intervient, nous dit-on, suite au manque de dialogue qui a tendance à s’installer dans la durée entre les deux groupes.
Parmi les griefs énumérés dans le communiqué, «l’utilisation des véhicules de service à des fins personnelles, le ratage de l’opération colonie de vacances durant cet été, opération qui a vu trois membres désignés pour veiller à son déroulement privés de véhicules pour se déplacer entre les différents centres afin d’en contrôler le suivi». Enfin, les opposants regrettent de ne pas avoir accompagné les sorties du wali, faute d’avoir reçu leurs convocations. Du coup, ces opposants déclarent qu’ils ne cautionnent aucun travail mené en leur absence et vont jusqu’à avancer que «la population de Saïda est prise en otage par un groupe minoritaire, d’obédience majoritaire FLN».
Lors de la remise du communiqué à la presse, les membres du groupe en ont profité pour critiquer avec véhémence le déroulement de l’actuelle rentrée sociale qui, selon eux, «a été très mal organisée, à commencer par l’affectation des nouveaux élèves de 1ère AM de la cité El-Badr vers l’ancien CEM Medjadji, ainsi que le manque enregistré dans le domaine du transport scolaire dans différentes localités de la wilaya de Saïda».
Pour conclure, les 22 contestataires menacent de déposer une démission collective dans un proche avenir «si la fuite en avant des responsables locaux venait à persister».
B. El-Merini
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com