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Saïda : les hémodialysés crient leur indignation Actu Ouest : les autres articles



Saïda : les hémodialysés crient leur indignation Actu Ouest : les autres articles
Un sit-in a été organisé, hier, par les insuffisants rénaux pour dénoncer le calvaire qu'ils endurent au quotidien et l'indifférence des autorités quant à leur prise en charge.
Plus d'une trentaine d'insuffisants rénaux se sont rassemblés à l'intérieur de l'hôpital Ahmed Medeghri de Saïda pour exposer les problèmes qu'ils endurent quotidiennement et dénoncer l'indifférence des autorités pour leur réelle prise en charge. Le secteur de la Santé est depuis très longtemps malade. Tout d'abord, les séances d'hémodialyse de 4 heures sont réduites à 3 heures avec 4 rotations par jour en raison du manque de générateurs, ce qui pénalise les insuffisants rénaux, particulièrement ceux qui habitent dans les villages et ne trouvent pas de transport la nuit pour rentrer chez eux.
«J'habite à Daoud, je dépense plus de 800 DA pour effectuer 80 km en louant un taxi», dira un quinquagénaire. Abordant le problème du suivi médical, un octogénaire ajouta : «Je touche 3 000 DA du social, nous faisons des analyses médicales chez le privé. Je mendie pour essayer de me traiter !» Tous les malades s'accordent à dire qu'il y a une mauvaise prise en charge des hémodialysés et même un laisser-aller. Nous avons constaté de visu le manque d'hygiène et des générateurs en panne. «Pendant les séances d'hémodialyse, l'eau ruisselle du plafond, un problème d'étanchéité et on utilise des bâches en guise de protection de fortune pour éviter provisoirement le pire», s'exprima ainsi une jeune fille malade, propos confirmés par les travailleurs du centre d'hémodialyse.
Le grand problème est l'eau de Skouna selon les ingénieurs de la maintenance. «La station d'épuration tombe fréquemment en panne à cause de l'eau saumâtre de Skouna, nous sommes 5 ingénieurs dont un seul titulaire. Nous avons parlé à maintes reprises, mais rien n'a été fait. Il faut un puits ou une adduction en eau potable, la survie des malades dépend en premier lieu de la station d'épuration et ensuite de la disponibilité de générateurs pour tous».
Un malade habitant à une quarantaine de km de Saïda, prenant la parole, demanda l'ouverture d'un centre d'hémodialyse à Sidi boubekeur. Contacté par nos soins, le néphrologue Zeggai a été on ne peut plus clair : «Nous sommes complètement dépassés, je viens de recevoir en 24 heures 4 nouveaux malades pour l'hémodialyse, je gère plus de 300 malades entre consultations et hémodialyses. Nous avons 13 générateurs dont seuls deux sont en très bon état avec plus de 107 malades à traiter. Il y a un manque criard en matière d'hygiène, de personnel médical. En continuant de la sorte, on va se retrouver avec 5 séances de 4 heures par jour, ce qui est quasiment impossible à gérer. La solution réside en la création de nouveaux centres d'hémodialyse. Tlemcen, par exemple, possède 7 centres d'hémodialyse et Saïda qu'un seul !»
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