Saida - A la une

SAIDA BENHABILÈS À AIN TEMOUCHENT 'Il y a des signes qui montrent que l'Algérie est ciblée'



SAIDA BENHABILÈS À AIN TEMOUCHENT                                    'Il y a des signes qui montrent que l'Algérie est ciblée'
Lors d'un regroupement des représentants de la société civile qu'elle a animé, avant-hier, à la maison de la culture de Aïn Témouchent, Saïda Benhabilès, ancienne ministre et présidente du mouvement féminin de solidarité avec la femme rurale, a défendu les réformes politiques et économiques initiées par le président de la République.
'Je veux créer un espace d'écoute et connaître votre avis sur ce que vous vous attendiez de ces réformes engagées pour protéger l'unité du peuple car il y a des signes révélateurs qui indiquent que l'Algérie est ciblée', a-t-elle déclaré dans une brève allocution d'ouverture avant de donner la parole à l'assistance.
Elle dénoncera le concept ''révolution arabe'' qui selon elle n'a rien avoir avec les véritables révolutions dans la mesure où la première nommée est soutenu par des forces étrangères sous l'égide de l'Otan. 'Ces alliés n'ont jamais aidé les peuples. En Libye par exemple, ils ont détruit et causé des morts', martèlera-t-elle en ajoutant : 'On veut des réformes algéro-algériennes loin de l'ingérence des forces étrangères'. Suite à un débat qui a permis à de nombreux intervenants de dénoncer les causes du malaise qui ronge la société algérienne, dont la corruption, le favoritisme, la hogra, le comportement des députés qui narguent le peuple une fois élus, le retrait du projet de loi sur l'obligation faite au ministre-candidat à la députation de déposer sa démission trois avant l'échéance électorale, Saïda Benhabilès a répondu : 'Le mal est connu. Vous avez droit de dénoncer la corruption et le népotisme qui sont érigés, et c'est regrettable de le dire, en culture. Mais il faudra que cela soit exprimé d'une manière civilisée, sans détruire'. Un jeune intervenant rétorquera : 'Halte aux réformes illusoires. Si vous ne voulez pas une intervention étrangère alors faites des vraies réformes'.
Commentant l'intervention de Karim Horch, président de l'association des journalistes de Aïn Témouchent El Kalam (la plume) sur le secteur de l'information, l'ouverture de l'audiovisuel au privé ainsi que le parcours de la jeune presse indépendante, la détentrice du Prix de la société civile décerné par l'ONU fera remarquer que tout ce qui se passe dans le monde arabe est une guerre médiatique. 'L'information est une arme à double tranchant. Si nous savons comment faire évoluer l'ouverture médiatique, on en profitera mais on la fermera et la place sera cédée à un envahissement des chaînes satellitaires étrangères. Il faudra continuer à approfondir le parcours démocratique et le réussir sans l'intervention de l'étranger'.
Avant de rappeler à l'assistance la menace qui pèse sur la stabilité du pays, Mme Benhabilès abordera le volet relatif à la société civile qui, selon elle, a été cohérente dans les années 1990, où elle a joué un rôle pour défendre le pays, s'est effritée, l'une des raisons réside dans le fait de l'appartenance de certaines associations aux partis politiques alors que d'autres acceptent des financements de certaines ambassades étrangères en contrepartie d'une position politique.
M. LARADJ
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)