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D'après des analyses physicochimiques effectuées par le laboratoire de l'Agence nationale des ressources hydriques (ANRH), l'eau sulfatée sodique qui coule des robinets est de qualité chimique «passable» à «médiocre».Les habitants de la ville de Saïda sont privés, depuis 2011, de l'eau douce puisée auparavant des nappes phréatiques des communes de Aïn El Hadjar et de Doui Thabet, remplacée par celle saumâtre de Aïn Skhouna. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a instruit, mercredi, les autorités de la wilaya de cesser l'approvisionnement en eau potable du chef-lieu de la wilaya à partir de Aïn Skhouna. Les habitants qui se plaignent, depuis de longues années, de la qualité de l'eau ramenée de Aïn Skhouna, localité distante de 90 km, trouvaient d'ailleurs injuste d'être privés d'une eau qui fait, encore, la réputation de leur ville.Ils avaient exprimé, en 2009, leur désapprobation après le changement d'approvisionnement en eau potable de la ville en lançant notamment des pétitions à l'adresse des responsables locaux. En vain. C'est à la faveur de la pose de la première pierre, dans la commune de Aïn Lahdjat, du projet de réalisation de la conduite d'amenée d'eau douce pour renforcer l'alimentation du chef-lieu de wilaya, que Sellal a fixé un délai aux autorités locales pour rectifier le tir : au plus tard début 2017. Selon le directeur par intérim de la direction des ressources en eau, Meskine Mokhtar, «les travaux de pose de canalisations, répartis sur 5 lots, devront été achevés dans un délai de 6 mois».Le coût des travaux de raccordement au réseau d'eau est estimé à 456 millions de dinars. S'étendant sur 24 km, les nouvelles canalisations vont permettre le transfert de 30 000 m3/jour pour porter les quantités desservies à la ville de Saïda à 64 000 m3. Selon les nombreux habitants de la ville, l'eau saumâtre de Aïn Skhouna constitue un risque réel pour la santé humaine. Elle serait à l'origine de diverses maladies, telles que l'insuffisance rénale et l'hypertension artérielle.D'après des analyses physicochimiques effectuées par le laboratoire de l'Agence nationale des ressources hydriques (ANRH), l'eau sulfatée sodique est de qualité chimique «passable» à «médiocre». Le taux de sulfate dépasse la norme, selon ces analyses. «Beaucoup de gens n'ont trouvé d'autre solution que d'acheter l'eau de Saïda mise en bouteille.D'autres font le déplacement jusqu'à la localité de Rebahia pour s'approvisionner», font remarquer des habitants. Selon plusieurs associations locales, la logique aurait voulu que l'eau de Skhouna soit destinée à l'agriculture et que la ville de Saïda profite de son eau. La réalisation de la conduite d'amenée d'eau douce devrait, en effet, permettre l'affectation d'un volume important d'eau pour la zone industrielle de Aïn El Hadjar et le parc industriel d'El Koléa à partir de Aïn Skhouna.
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