
Ouahab Miloud, ex-président de la commission «aménagement, équipement et planification» de l'APW de Saïda, a présenté, ce jeudi, au siège du comité d'action culturelle, une conférence sur la problématique de la maturation des projets.Il s'agit d'une opportunité qui vient à point nommé pour rappeler les carences flagrantes en matière de construction par le passé, une manière de dire que les problèmes persistent encore aujourd'hui et on n'a pas tiré de leçons, ni apporter les correctifs nécessaires.Selon l'orateur, le retard des projets se traduit en pertes de délais de réalisation et d'un surplus dans les couts financiers, découlant généralement de l'absence ou l'insuffisance de maturation des projets, de problèmes lies aux terrains d'assiettes, de l'absence de maîtrise technique des projets, d'un mauvais choix des partenaires contractants et des difficultés d'approvisionnement en matériaux de construction. Pour illustrer ses propos, il cite le cas des projets pourtant simples qui ont dépassé dix ans pour leur réalisation entraînant de nombreuses réévaluations atteignant parfois le triple du cout initial.Exemple, la réalisation et l'équipement du lycée d'Aïn El Hadjar, dont les travaux ont débuté en 1990 et livrés en 2002, passant de 21 millions à plus de 150 millions de DA. Le même problème de réévaluation avec les fameux avenants pour la réalisation d'un technicum à Balloul ou du lycée à Youb, travaux qui ont dépassé 9 ans pour leur construction.L'hôtel des finances de Nasr (Saïda) a été construit, et on s'est rendu compte qu'on n'avait pas prévu les chambres fortes. Pour La bibliothèque de wilaya délocalisée de Riadh, à proximité du C.E.M Khedidja, il n'y avait même pas eu d'étude du sol : la preuve, après avoir creusé 7m50, l'entrepreneur s'est retrouvé face à une remontée d'eau, une perte sèche de 1 milliard 160 millions de centimes.Ces retards enregistrés dans les années 1990/2000 sont devenus presque une fatalité et continuent de plus belle actuellement. Un autre point soulevé par le conférencier, le recours excessif et ou injustifié à la procédure du gré à gré simple. Ceci se traduit par le choix peu judicieux du contractant sans références réelles avec souvent des capacités financières et techniques douteuses. Lors des débats, l'assistance a soulevé avec euphémisme la responsabilité des uns et des autres dans la gestion et le développement de la wilaya qui accuse un sérieux retard.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sid Ahmed
Source : www.elwatan.com