« Le contrat de performance du secteur
agricole est venu à point mettre un terme aux turbulences et responsabiliser
les autorités locales ainsi que les opérateurs, afin d'assurer la sécurité
alimentaire, un des axes centraux de la souveraineté nationale», devait
souligner en préambule le directeur des Services agricoles (DSA) lors du point
de presse tenu au siège de l'entité, en présence du Conservateur des forêts et
du secrétaire général de l'UNPA. La signature du contrat de performance du
renouveau de l'économie agricole et du renouveau rural, «de nouveaux concepts
pour renforcer les outils existants et insuffler une nouvelle dynamique au
secteur», est-il redit, a eu lieu dans la wilaya de Bel-Abbès où s'étaient rencontrées
les 14 autres de l'ouest et du sud-ouest sous la présidence du Dr Benaissa,
ministre de l'Agriculture et du développement rural. Le document lie l'autorité
du secteur au wali de Saïda pour la période de 2009 à 2014, et «son objectif
repose sur la sécurité alimentaire, nécessitant par conséquent la prise de
conscience d'un tel événement qui doit passer inévitablement par la
mobilisation d'une matière optimale et toutes les ressources naturelles et
humaines», est-il souligné, et de préciser, que «les deux parties sont amenées
à plus d'efforts afin de réaliser les objectifs du renouveau de l'économie
agricole et de l'économie rurale». Le contrat pour le renouveau de l'économie
agricole s'articule autour d'indicateurs et son évaluation s'effectuera sur la
base du taux de croissance, de la valeur de la production, de la productivité
et des actions en relation avec la durabilité. «Aussi, y a-t-il lieu de prendre
en considération le nombre d'emplois créés, la valorisation des produits du
terroir, la protection des ressources naturelles, l'amélioration du taux du
couvert végétal et l'évolution des indicateurs du système national d'aide à la
décision pour le développement durable, ainsi que l'utilisation du système
d'information au programme de soutien au renouveau rural, «La faculté champêtre
a été ternie par la tragédie terroriste et le monde rural a connu des
bouleversements tel que la facture alimentaire a atteint les limites de
l'inacceptable dépendance», expliquera le DSA, conforté par le Conservateur des
forêts, co-signataire et responsable de volet «renouveau rural». Concernant le
contrat de performance de la wilaya de Saïda, dont la confection a commencé en
juillet 2008, l'analyse statistique des données de productions des neuf (09)
dernières années, de 2000 à 2008, a été prise en compte afin de projeter à
l'horizon 2014, les objectifs à atteindre. A titre d'exemple, la production de
céréales, qui fut de 688.650 pour les années antérieures, serait de 1.246.000
qx. «La reconversion progressive intra-filière, (blé vers orge) est nécessaire
compte tenu de l'apport économique de la région (suivi de la pauvreté des sols
et de l'insuffisance pluviométrique», souligne le responsable qui profitera de
cette aubaine pour remettre en cause le projet «Dhayet Zaguet» ayant englouti
dans ses sables des sommes astronomiques, et de préconiser «une révision à la
baisse des superficies à emblaver de 20.000 ha environ, visant à considérer le
potentiel réel et productif à moindre coût et en utilisant des irrigations
d'appoint pour une rentabilité meilleure. «Le calcul des indices a permis de
déterminer le taux de croissance annuel moyen qui a servi à fixer les
prévisions de production par produit, par daïra et pour la wilaya.
La modernité dans la conduite des cultures
maraîchères, et notamment la pomme de terre, a retenu l'attention de la wilaya
qui s'est fixée pour objectif une superficie de 1.400 ha pour 386.600 qx alors
qu'elle fut de 170.714 qx de 2000 à 2008. Le DSA insistera sur la production
laitière avec le lancement en 2012 du projet du bassin laitier de Aïn Sekhouna
de 1.000 ha, destinés aux cultures fourragères, permettant la collecte de
14.000.000 de litres de lait alors qu'elle tournait autour de 12.640.000 litres
à fin 2008. «D'autant que des mesures concrètes de soutien aux éleveurs ont été
arrêtées, revues à la hausse pour permettre à l'éleveur d'avoir de l'argent
frais, au jeune collecteur de créer l'emploi et au transformateur le renouveau
par la prise en charge de l'opération dans sa totalité», dira le DSA. Ce fut le
secteur avicole, déficitaire à 100 %, «en dépit de l'existence
d'infrastructures adéquates cédées et/ou concédées à des opérateurs, «en
veilleuse» qui représente la fausse note de la wilaya», obligée de recourir à
autrui pour la couverture en viande blanche», est-il déploré.
L'espace de la wilaya est prédestiné à
l'arboriculture rustique et notamment l'olivier, c'est pourquoi il est fixé un
objectif de 2.000 ha à l'horizon 2013 et une politique d'intensification. Un
comité d'appui en matière de moyens organisationnels a été institué sous la
présidence de M. le wali, qui devra suivre la mise en oeuvre du contrat de
performance et la valider périodiquement (trimestre-an) les résultats des
actions menées. Ces résultats seront présentés par le DSA et le Conservateur
des forêts aux réunions nationales d'évaluation. «Il est attendu une assise
nationale pour l'agriculture», dira le S.G. de l'UNP. Concernant le renouveau
rural, «et afin de repeupler la campagne», insistera le conservateur, la
répartition des projets de proximité de développement rural intégré s'est
effectuée suivant des thèmes fédérateurs, à savoir la réhabilitation des
villages et des ksour, soit 06 en 2009 et 36 au final en 2004, la
diversification des activités économiques, de 06 à 38 projets, la protection et
la valorisation des ressources naturelles, de 27 à 164 et enfin, la protection
et valorisation du patrimoine matériel et immatériel de 2 projets à 12, «soit
un total de 250 projets à mener par la Conservation des forêts, le HCDS et la
GCA», dira le conservateur et de poursuivre, que l'impact vise la création de
18.500 emplois permanents dans les 16 communes, dont 8 rurales, seront
priorisées à travers 19 sites regroupant 5.493 ménages ciblant 38.440 personnes
et 81.850 ha traités.
«Le
contrat de performance du secteur de l'agriculture doit réussir et revenir aux
plans de culture, d'autant que la confection et l'élaboration a été initiée par
la base sous l'initiative des fellahs eux-mêmes», affirmera le DSA et il y a va
du devenir de la wilaya qui compte 322.862 habitants à nourrir dont 97.586
résidant en zone rurale et susceptibles de s'auto-suffire», est-il conclu.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Kherbache
Source : www.lequotidien-oran.com