
Dans le cadre de la tenue de la 8e édition du Festival international de musique andalouse et des musiques anciennes, une conférence portant sur la thématique de la nouba de Contantine, a été animée par l'universitaire Maya Saidani, au niveau du cercle Frantz-Fanon de Riad El Feth à Alger.A la fois universitaire, chercheur et ethnomusicologue au CNRPAH, Maya Saidani s'est attelé à développer la thématique de la nouba «entre mythe et reconstitution». D'emblée, l'universitaire indiquera qu'elle a commencé à travailler sur la nouba constantinoise en 2001. Un ethnomusicologue étranger lui a conseillé de travailler sur un carnet de terrain. Ce fameux carnet est en phase d'écriture. Maya Saidani soutient que la nouba constantinoise est très particulière. Elle n'a cessé d'évoluer depuis sa création. Cette évolution a pris diverses appellations. La nouba dispose, ainsi, de plusieurs significations. Avant 1999, Constantine détenait six noubas complètes. La nouba originale se composait uniquement de trois mouvements. Le «Mahjuz» est une forme qui était pratiquée par les musiciens constantinois bien avant l'avènement de la nouba et de ses dérivés. Les textes de la nouba reposent beaucoup plus sur le mystique que sur le profane. Les présents à cette conférence ont pu d'ailleurs écouter d'anciens enregistrements sur bobines où la voix du chanteur est secondée par le chant des oiseaux. «Al Zedj», ce sont des adorateurs des oiseaux. «Le mulet, croisement entre le chardonneret et le canari, était nommé par les habitants de An Andalous mu'alaf composé puis Mâlûf. Il a également été donné aux pièces composées des formes poétiques muwashah et Zadjel réunies. Si toutes les pièces n'étaient composées que de muwashah, elles étaient nommées nûbâ». Si aujourd'hui, le mouvement de la nûbâ du mâloûf constantinois est composé d'un M'çadar, d'un dardj, d'un btayhi, d'un incirâf et d'un khlâc, Maya Saidani soutient que le «Insiraf» n'existait pas auparavant dans la nûbâ constantinoise. L'universitaire s'interroge: «Qui est arrivé avant, le zedjel ou la nouba '». Elle soutient que les textes des Azjedj, on les retrouve ailleurs qu'à Constantine. L'un des protecteurs de ce patrimoine, M. Kaddour Darsouni, a restructuré la nouba après 1999. Il a fait un gros travail de collecte de textes. Il a fait le tour des chouyoukh et a réuni tous les chefs des confréries. En guise de conclusion, l'universitaire Maya Saidani considère que le 19e siècle est une période de l'âge d'or de la musique constantinoise.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L S
Source : www.lnr-dz.com