Saida - Revue de Presse

Quatrième Forum international de la finance



Banques algériennes: état des lieux Le quatrième forum international de la finance qui s’est ouvert, hier, à l’hôtel Aurassi, constitue un diagnostic «à vif» du secteur de la finance. Dans leurs interventions, les experts ont tenté de cerner les causes qui font que ce secteur, censé être la locomotive des réformes économiques, vit dans une situation de langueur structurelle. «C’est dans le secteur de la formation bancaire et celle des équipes de gestion de projets que nous souhaitons l’établissement d’une étroite collaboration avec nos amis suisses», a souligné, le premier argentier du pays, M. Karim Djoudi, en évoquant la question de la maîtrise et de la gestion efficiente des différents métiers du secteur de la finance, en particulier la formation et le perfectionnement du personnel. S’exprimant sur les réformes financières engagées en Algérie, le ministre a expliqué que les conditions ainsi que les cadres juridique, technique et institutionnel sont, aujourd’hui, réunis pour permettre au secteur financier d’activer dans les conditions d’une économie émergente. «Il appartient aux acteurs concernés de faire preuve de plus de dynamisme, d’initiative et d’innovation pour répondre aux besoins de financement et d’accompagnement de la sphère réelle (entreprises, ndlr) sur laquelle repose toute croissance économique durable», a-t-il insisté. Dans sa présentation de la situation macroéconomique du pays, M. Djoudi a indiqué que la croissance du PIB, hors hydrocarbures, est passée de 4,7% en 2005 à 6,4% en 2007. «Hors hydrocarbures, 80% de la richesse est créée par le secteur privé», a-t-il noté. Pour sa part, Dhafer Saidane, professeur à l’université ‘Lille III’ a axé son propos sur l’efficacité des banques algériennes, affirmant à ce propos qu’elle s’est améliorée substantiellement, mais qu’elle reste insuffisante, appuyant ses dires sur une récente étude sur le secteur des banques au Maghreb. L’efficacité des banques algériennes est passée de 81% en 1999 à 87% en 2006. Le gaspillage de moyens et de coûts qui était de 19% est passé à 13%. Pour autant, M. Saidane estime que la réussite des privatisations exige deux conditions sine qua non: «la stabilité financière mondiale et un prix de marché qui permet à l’Etat de céder la banque et non de la brader». De son côté, l’ex-président suisse, M. Joseph Deiss, a souligné le rôle de la régulation dans le contrôle des marchés financiers, en citant le cas de son pays où la régulation a grandement participé à la sauvegarde de la compétitivité sur la place financière suisse. Dans sa communication intitulée «les forces de l’économie suisse et du système financier, développement des relations Algérie-Suisse», il a fait part de la création prochaine, en Suisse, d’une nouvelle autorité fédérale de régulation financière. Abordant le développement des relations algéro-suisses, M. Deiss a soutenu que l’accord de libre-échange avec l’Algérie, en cours de négociations, devrait renforcer davantage les échanges hors hydrocarbures entre les deux pays. Concernant l’absence de banques suisses sur la place financière algérienne, l’ex-président suisse a expliqué que les besoins auxquels peuvent répondre ces banques n’existent pas encore en Algérie, tout en précisant que les banques de son pays sont spécialisées plutôt dans la gestion des fortunes. En marge de ce séminaire, le ministre des Finances a déclaré que l’Algérie n’a jamais pris la décision de suspendre les agréments pour les grandes banques internationales, suite à la fameuse affaire Khalifa. H. Senouci
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