
"Nous voulons que la part de la couverture locale en matière de médicaments, actuellement de l'ordre de 40 %, atteigne les 70 % à l'horizon 2014-2015, a fait savoir M. Ould Abbès à l'occasion du 14e salon international du médicament et de l'équipement médical (SIMEM) qu'avait abrité du 20 au 23 avril 2011, le Palais de la culture Moufdi Zakaria à Alger.Et deux ans plus tard, voilà le P-DG de Profarmal, Malik Ait Saïd qui confirme à quelque pourcentage près que la production locale de médicaments atteindra 65% du marché national en 2015.La production locale qui représente actuellement 36% du marché national devrait atteindre 65% en 2015, a affirmé M. Ait Saïd lors du 12e forum d'"Emergy" consacré à l'analyse du système sanitaire. Le taux de production nationale de médicaments atteint par le secteur privé est de 30% et celui réalisé par le groupe Saidal, relevant du secteur public est de 6%. L'Etat s'est engagé durant les dernières années à atteindre un taux de production locale de 70% durant les prochaines années afin de réduire la facture des médicaments importés d'une part et garantir une couverture sanitaire globale à moindre coût, d'autre part. M. Ait Saïd, qui est également membre de l'Union nationale des opérateurs de pharmacie (UNOP) a estimé que le potentiel pharmaceutique national actuel permet d'atteindre 65% du marché national, sans compter les nouveaux investissements dans le secteur. Toujours selon M. Ait Saïd, la réalisation de 65% de la production pharmaceutique locale doit être accompagnée par l'installation de l'Agence nationale du médicament, l'actualisation des lois régissant le secteur et la dotation de la direction pharmaceutique au niveau du ministère des moyens matériels et humains nécessaires. Ce qui contribuera, a-t-il dit, à la réduction des délais d'enregistrement des médicaments au ministère, appelant à l'enregistrement de ce produit vital à la caisse nationale de sécurité sociale d'autant que l'Etat encourage la production du médicament générique qui représente 35% du marché algérien. Et pour y parvenir et pourquoi pas à ce taux sur lequel table l'Etat celui de 70%, il va falloir donc mobiliser toutes les compétences outre la nécessité de tirer profit du transfert technologique, l'Algérie ne devant "pas dépendre de l'étranger en matière de médicaments. Il y a aussi un autre avantage à exploiter à savoir le partenariat étranger en matière de médicament d'autant que les avantages fiscaux et autres offerts par le ministère de la Santé aux étrangers désireux d'investir dans le domaine du médicament sont bien pratiques.A noter enfin que l'industrie pharmaceutique qui compte actuellement 62 opérateurs et 100 projets prévus, figure parmi les plus importants secteurs économiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Saïd B
Source : www.lemaghrebdz.com