La fin du 1er trimestre de l'année en cours avait été marquée par la
remise aux placards des oubliettes les passeports expirés à cette date. Les
pouvoirs publics avaient averti le citoyen en quête de «document vert»
d'entreprendre en démarches durant le mois de mars. Passé ce délai, aucun dépôt
de dossier d'obtention ou de renouvellement du passeport classique ne sera
accepté.
Commencera alors, à partir du 04
avril 2010 un nouveau parcours pour «décrocher» le «PBE», passeport biométrique
électronique, mis en place pour se mettre au diapason des exigences
internationales. Bien que n'ayant pas été choisie comme « daïra pilote » pour
le test biométrique, la daïra de Saïda a débuté l'opération en même temps que
les dairate des grandes agglomérations désignées. Le logement attenant aux
services administratifs fût aménagé pour recevoir la structure réservée à la
délivrance des documents «identifiants», à savoir la carte nationale
biométrique électronique et le passeport biométrique électronique. Une salle
d'attente où le postulant est « confortablement installé» insiste le chef de la
daïra, a été aussi ouverte.
Mais avant d'atterrir à la daïra
de Saïda, «les cinq (05) autres de la wilaya sont au stade de la mise en place
du réseau de communication informatisé «avons-nous su, le postulant au PBE doit
constituer un dossier de 12 pièces, dont la plus importante demeure l'extrait
de naissance spécial «12 S», un document délivré» une fois dans la vie du
citoyen, portant une identification nationale et signé par le maire en
personne» a-t-il expliqué. L'APC s'étant préparée en conséquence, cet extrait
de naissance est retiré après la présentation d'une demande manuscrite et de la
photocopie de la carte nationale d'identité en cours de validité. A ses débuts,
le service est tantôt acculé, tantôt vacant et ce «en fonction de l'humeur
citoyenne» assure Abdelkrim le postulant que nous avons accompagné dans ses
démarches. Dès sa signature par le chef de l'exécutif et officier de l'état
civil, l'extrait de naissance spécial, conçu dans un papier de même nature et
différent de l'ancien est remis à l'intéressé. «Vous devez le garder
soigneusement car il vous servira votre vie durant «prévient la préposée. En
effet, ce document «est montré aux services de la daïra qui remettent au
postulant un formulaire de 12 pages à remplir «sans tâches ni ratures sous
peine de perdre son rendez-vous le jour de la vérification programmée. Ledit
document est aussi disponible sur le site du ministère de l'Intérieur d'où il
peut être téléchargé.
Outre l'extrait de naissance, «le
12 «, il est exigé le certificat de nationalité «délivré dans la journée au
guichet du tribunal de Saïda, le certificat de résidence,» simple formalité à
l'APC, des photos, «six dont une doit porter l'identification du répondant «un
proche qui certifie l'identité du photographié au verso de la photo,
l'attestation ou la déclaration justifiant l'activité de l'intéressé, la carte
de groupage sanguin, l'ancien passeport en cas de renouvellement et «une
quittance de 2000 DA».
A Saïda, la direction des impôts
attend les instructions de sa tutelle quant à la forme du document et bon
nombre de demandeurs sont repartis bredouille de l'imposante bâtisse de 4
étages. Mais un palier plus bas, une recette délivre dans la simplicité et la
célérité, les plus totales, cette quittance réservée aux passeports spéciaux et
ceux du pèlerinage. Contacté par nos soins, la direction a réservé sa réponse à
une date ultérieure donc excepté la rareté du timbre fiscal de 20 DA nécessaire
du certificat de nationalité et l'ambiguïté concernant la quittance, «en
principe disponible dans toutes les recettes et à l'hôtel des finances», le
dossier est ficelé en quelques jours. Notre postulant en a mis trois « et sans
discontinuer ou répit «affirme t-il.
Renseigner le formulaire est une
tâche ardue et délicate nécessitant du soin et de la concentration et aussi
d'être bilingue «est-il constaté. Le document résume le passé du postulant à la
date de son établissement, compris des repères scolaires durant le cursus «et
militaires durant l'accomplissement du service obligatoire si effectué».
Muni de son dossier notre postulant prend rendez-vous par téléphone «avec
les services concernés de la daïra qui fixent la rencontre «au lendemain», soit
le jeudi à 13h30 précises. «Le retard entraînera le renouvellement du RDV
«explique le SG de la daïra, insistant sur le respect de l'horaire. «Nous
devons réhabiliter la culture de la ponctualité car le temps est trop précieux
pour se permettre de le perdre «dira pour sa part le chef de la daïra,
rencontré dans les services où s'affairaient le directeur des transmissions et
ses ingénieurs à la mise au point du réseau et lever la contrainte technique
«ayant retardé le passage du premier postulant» rappelé d'ailleurs aussitôt
pour les besoins biométriques dès l'arrivée du gendarme affecté à l'opération.
L'opération achevée, notre
postulant rassuré, a vite oublié ses déboires et les contraintes surmontées. Il
attend son document «avec puce électronique», qui lui sera remis dès le retour
de l'identification et l'inscription au fichier national «dans un délai de 45
jours environ soit 10 jours de moins qu'ailleurs», assure le chef de la daïra
songeant déjà à la cérémonie qui inaugure cette nouvelle ère biométrique.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Ali Kherbache
Source : www.lequotidien-oran.com