Saida - Revue de Presse

«Metzaouedj fi otla» au Théâtre Abdelkader Alloula



A guichets fermés Vendredi en soirée, le Théâtre Abdelkader Alloula abritait, pour la seconde fois durant le mois de ramadhan, une représentation du one man show «Metzaouedj fi otla» de Mourad Senouci, mis en scène et interprété par Samir Bouanani. Pour un spectacle qui a été présenté maintes fois à travers le territoire national, dans les théâtres, maisons de la culture et espaces moins conventionnels, l’information en elle-même pourrait être banale, n’était l’impressionnant effet que produit manifestement ce spectacle sur le public à chacune de ses représentations. Le one man show de Mourad Senouci, qui entame aujourd’hui sa troisième année de diffusion et suscite toujours le même engouement, s’est joué encore une fois à guichets fermés. Sur les 56 représentations payantes données depuis la générale au TRO en mars 2006, 27 ont affiché complet et 17 ont été présentées à guichets fermés. Un bilan fort éloquent qui atteste de la formidable séduction que ce spectacle produit sur le public. Quel est le secret du succès de «Metzaouedj fi otla»? Pour Mourad Senouci, auteur et président de l’association Hammou Boutlélis qui produit le spectacle, «la clé du succès réside d’abord dans le travail de communication soutenu qui a permis de fidéliser le public. On a banni l’idée défaitiste qu’il n’existait pas de public spécifique au théâtre. Les faits nous prouvent, à chaque représentation, le contraire. Même en augmentant le prix des places, le public est toujours au rendez-vous. Et puis, il faut dire que notre association est jalouse de son autonomie et n’a jamais demandé de subvention». Dans le cadre de leur cursus, un groupe d’étudiants de la Faculté des lettres de Mostaganem, a été chargé d’une étude sur le rapport public-théâtre et a choisi de baser son travail d’investigation sur «Metzaouedj fi otla». Vendredi en soirée, le parterre du TRO était quasi-plein une heure avant le spectacle et, chose inédite, la porte du théâtre était frappée d’un sticker rouge portant l’indication: complet et qui refusait l’accès à quelques infortunés, piaffant de nervosité de ne pas avoir réussi à accéder au spectacle. Un père de famille, qui assiste pour la première fois au one man show, avoue qu’il a tenu à venir sur insistance de ses enfants qui lui ont vanté le spectacle. Une étudiante, qui a eu l’occasion de voir à maintes reprises le spectacle, justifie sa présence par la qualité du spectacle et par l’admiration qu’elle porte au comédien qui lui «rappelle Gad el Maleh». Pour Hamida, régisseur de scène au TRO, «l’enthousiasme pour un tel spectacle est dû au fait que le public oranais et un public connaisseur. «Metzaouedj fi otla» jouera autant de fois à guichets fermés parce que c’est un spectacle de qualité où le public se retrouve. Il se démarque de beaucoup d’autres spectacles qui ont été programmés sur la scène au TRO mais qui étaient tout juste bons à être présentés dans des maisons de jeunes». Brahim, sonoriste, qui depuis plus de trente ans exerce dans la même institution, abonde dans le même sens. «Quand il y a de la qualité, le public se déplace. Comme ce fut le cas, il y a quelques jours, pour la pièce «Falso» présentée par le TRSBA. Le public de «Metzaouedj fi otla» me rappelle l’ambiance des années 80. La semaine dernière à Saïda, la Maison de la Culture était archicomble, et des familles qui ne sont jamais allées au théâtre ont tenu à assister au spectacle. Rappelons qu’après le ramadhan, le spectacle sera appelé à voyager dans plusieurs wilayates où il a été redemandé. Des représentations qui serviront de mise en forme pour Samir Bouanani qui pense déjà au sérieux test qui l’attend, le 1er mars 2009, devant le public sur la scène du complexe culturel John Kennedy Center, à Washington. L’équipe technique s’est déjà attelée à la traduction du texte en anglais qui sera projetée sur écran lors de ce spectacle.   G. Mourad
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