Saida - Revue de Presse

MC Saïda - Formation des jeunes



Inadaptée et au rabais Quand on magnifie l’incompétence, que l’on considère la modestie comme une absence de caractère, cette préméditation n’est pas du tout innocente. C’est dans ce sens que depuis quelques années, la prise charge des catégories de jeunes ne dispose pas des moyens humains, dans une grande majorité, et cela, de l’avis même des responsables du club. Pour les raisons évoquées plus haut, la finalité n’est pas la reconstitution de l’élite mais plutôt de répondre à une disposition réglementaire de la FAF qui impose les catégories de jeunes. Pour être plus précis, actuellement, parmi tous les jeunes du Mouloudia, y a-t-il un élément capable de se frayer une place de titulaire en équipe, senior ? La réponse est non et ils ne peuvent même pas rivaliser avec des joueurs du MCS venant, la plupart, de l’inter régions. Pour comprendre le pourquoi de ce décalage, il y a un détail important, le «talon d’Achille» de cette formation inadaptée et au rabais. La FAF, en instaurant la «super D2» en 2004/2005, en un seul groupe, a permis une élévation du niveau de jeu et celui des joueurs de cette division alors qu’elle avait jusqu’alors, un caractère régional. Malheureusement, la formation au MCS n’arrive pas à s’adapter à ce niveau, actuel, faute de moyens matériels et humains et l’indifférence. Les critères de formation n’ont pas changé d’un iota depuis et le MCS forme toujours, comme jadis, des joueurs de niveau régional, à quelques exceptions près. L’IRBOT, l’ARBG, le CRB Tizi le CRB Tircine, le MBH, le GCBM et bien d’autres, en deçà de ce niveau, en profitent en venant faire leurs emplettes, chaque année. C’est ce qui explique, en partie, les difficultés du MCS lors de la première année, en super D2. Heureusement, la solidarité, avec un comité de soutien, lors des six dernières rencontres, a permis au Mouloudia de se maintenir et comme pour ne pas tomber dans les mêmes travers et faute de relève fiable, même si certains joueurs méritaient un peu plus de considération, c’est tout naturellement qu’il fallait s’en remettre à l’apport de joueurs. Dix en 2005/2006 et dix-sept en 2006/2007. Du jamais vu. Cette situation peut-elle durer ? Quel avenir pour le Mouloudia sans une formation de jeunes performants ? A ce rythme-là, l’avenir n’est pas du tout rose, aggravé par une situation qui devient de plus en plus difficile. En multipliant par deux, le budget du club et avec l’apport de dix-sept joueurs, comment peut-on avancer que l’on joue seulement une place honorable alors que l’objectif s’impose de lui-même ? La première année avait déjà fait ressortir la différence de niveau entre celui d’avant 2004 et l’actuel. Cette année, que serait-il arrivé si le président avait mis à exécution son désir de démissionner ? La catastrophe assurée car aucune personne sensée, dans l’état actuel, ne peut s’y engager. Ce qui explique qu’il n’y a, pratiquement, plus d’opposition. Pendant qu’il est encore temps, et l’expérience de l’organisation de l’AGO a permis de se rendre compte que l’on peut travailler sereinement en profitant de l’embellie des résultats des seniors. Alors pourquoi pas une journée d’étude sur «l’avenir» du Mouloudia et surtout des jeunes, seule alternative pour des jours difficiles, faute de quoi, à moyen terme, c’est la descente assurée en enfer. Les exemples sont très près de nous pour raviver nos mémoires sur les clubs qui ont voulu voir grand à l’image de la grenouille qui a voulu se faire aussi grosse que le bœuf, avec des résultats que l’on connaît après quelques années de folie. Où sont les ESM, GCM, WAM, CRT, le RCR, le CCS qui ont joué des rôles importants dans l’élite et qui ont même donné des joueurs à l’équipe nationale et bien d’autres, pour ne parler que des clubs de l’Ouest. Dans quel état s’est trouvé l’USMBA qui ne s’en sort que par des moyens beaucoup plus conséquents et encore ! La JSMT, le SAM ont toujours flirté avec la relégation. Les jeunes sont, sans moyens. Les encadreurs acceptent des conditions de travail que la morale réprouve. Ajoutez à cela l’absence de recyclage, une prospection ne répondant à aucun critère mais liée au copinage, à la proximité et bien d’autres critères tout aussi énigmatiques, une organisation administrative portée à bout de bras par le seul Miloud Sahli qui essaye de faire de son mieux. Actuellement, il ne faut pas s’attendre à des miracles du Mouloudia et seules des structures comme la DJS en mettant des cadres pour épauler les entraîneurs en place. L’APC, en mettant les moyens humains et matériels. Et pourquoi pas créer sa propre école ? Tout ce monde peut investir dans la formation des joueurs pour le seul bien du Mouloudia. La prospection, détection et formation des jeunes talents nécessitent tout un staff de personnes compétentes, des moyens matériels, un respect des encadreurs payés pour attirer la compétence. Et, nous avons que tout cela est absent. Et ça le restera car seuls les résultats des seniors mettent les personnes en lumière et il faut beaucoup d’amour pour le foot et le Mouloudia pour accepter de travailler dans l’anonymat sans aucune reconnaissance sauf peut-être de la fierté de voir ces jeunes évoluer au plus haut niveau. Alors que les volontaires lèvent la main. V.B.S.
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