
Des joueurs sans salaires, depuis cinq mois, une cascade de démissions, des limogeages d'entraîneurs, des absences à la pelle aux entraînements, manque flagrant de stratégie dans le recrutement, club interdit de recrutement lors du prochain mercato, jusqu'à apurement des dettes, telle est la situation qui prévaut au sein du Mouloudia de Saida. Ce sont-là les véritables raisons ayant précipité la chute du MCS vers les profondeurs du classement. Il fallait s'y attendre en l'absence de structures administratives et d'une véritable feuille de route. Résultat : du rêve de l'accession au spectre de la relégation.Si demain, le MCS venait à rétrograder, l'histoire retiendra que tout le monde est responsable, y compris les autorités locales, dont le silence inexplicable suscite bien des interrogations.Aux dernières nouvelles, nous avons appris que Bouaâraâra Benhalima, le président nouvellement installé, après l'incarcération du président de la SSPA, Abdelkader Bouaâraâra, a décidé de jeter l'éponge. Devant cet état de fait, le conseil d'administration a réagi et compte se réunir pour débattre de la situation. La dernière défaite concédée face au Paradou AC a précipité le départ du coach Boufenara qui a été démis de ses fonctions. Selon notre source, même son adjoint Menni Zeggai lui a emboîté le pas. Le nom de Mohamed Benchouia (ex-entraîneur de l'USMB et de l'ASO) est évoqué pour prendre les rênes de l'équipe.Face à une telle situation, qui est au bord de l'implosion, les dirigeants sont appelés à désigner, le plus tôt possible, un responsable technique qui aura la lourde responsabilité de préparer la phase retour. A présent, c'est Ahmed Goumidi, l'entraîneur des gardiens de but, qui assure l'intérim.Un changement s'impose, à tous les niveaux. Et une prise de conscience collective est indispensable si l'on veut, réellement, éviter la mort subite du Mouloudia. C'est l'unique solution, car à ce rythme, le MCS risque de connaître le même sort que ses homologues du WAT, du GCM, de la JSMT, de l'ESM, du WAM et du SAM qui végètent dans les paliers inférieurs. Pour les observateurs avertis , des erreurs ont été commises, dans la gestion du club où, à notre avis, certains ont profité de la naïveté de l'ex-président Abdelkader Bouaâraâra. Aussi, il ne sert à rien de mettre tout sur le dos de la commission de recrutement car celle-ci n'avait pas un champ de man?uvre assez large par rapport aux ressources financières du club.Une question s'impose : le MCS avait-il les moyens de sa politique pour espérer jouer les premiers rôles' Les premiers éléments de réponse ont trait au recrutement où de nombreuses recrues n'ont pas répondu à l'attente des espérances placées en elles, à l'exception des Bouhedda (ex-ASMO), Tahar (ex-WAT), Zouari (ex-ESMK) et à un degré moindre Hamidi (ex-MBH). « En somme, tous les voyants sont au rouge, du côté de Saida, où à ce rythme les jours du MCS sont comptés dans ce palier. C'est malheureux de le dire, mais c'est ainsi », nous a affirmé, avec beaucoup d'amertume et de regrets, un dirigeant. Plus grave encore, on vient d'apprendre que certains joueurs ont conditionné leur retour au club par des garanties quant à leurs arriérés. Le doute et l'inquiétude commencent à envahir les fans du Mouloudia même si certains membres du CSA et actionnaires ne veulent pas céder au découragement pour essayer de sauver le MCS d'une relégation qui se profile à l'horizon et qui serait très lourde de conséquences. Et c'est bien dommage pour une équipe qui a toujours compté sur ses hommes, ses dirigeants, ses joueurs et ses supporters.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Zeggai
Source : www.lequotidien-oran.com