Saida - Revue de Presse

MC Saïda



La renaissance d’un club Le Mouloudia vient de ramener le rêve à Saïda et aux Saïdis. Depuis presque un quart de siècle, de génération, en génération, les supporteurs ont bu le calice jusqu’à la lie, des désillusions, des déceptions voire des mensonges. Et tout d’un coup, une gerbe de lumière arrive et les encense. Ils peuvent, maintenant, s’extérioriser, exulter et même rêver. Le MC Saïda, comme au bon vieux temps, titille le sommet cette saison. Quatrième de l’élite nationale, la division «Une» lui a tendu les bras et l’a adopté.Donc, le MC Saïda vit encore et la précision n’est pas superflue. Pour les moins de trente ans, ce club n’évoque pas grand-chose si ce n’est un passé glorieux, une image indélébile, figée en noir et blanc. Pour expliquer ce vide d’un quart de siècle, il faut revenir à l’époque où Saida était enracinée dans le labeur et l’agriculture, avec peu de place pour l’industrie, l’époque où les joueurs étaient portés par le peuple ouvrier. Il y avait une identification totale avec ces joueurs qui étaient les leurs. L’âge d’or du statut d’ASP, le MCS avait visité la «Nationale 1» mais fragile, il était redescendu. L’évolution du football et de l’économie dans le pays allait provoquer le déclin et même la disparition de beaucoup de clubs. L’arrivée du contrat, à temps, achèvera les plus pauvres. En effet, les joueurs n’appartenaient plus au club, désormais la chasse aux libérations menées par les responsables des clubs riches a pris la dimension d’une catastrophe pour le MCS. Ces bouts de papier favorisaient les clubs qui avaient pris de l’avance pour se structurer et qui étaient donc capables de proposer des sommes mirobolantes pour les bons joueurs. Signe de la valeur de l’école saïdie bien cotée, les millions tombent dans les poches des joueurs et rien pour le club formateur. Enfin, la crise économique s’abat sur le pays, celle dont il est sorti difficilement. Le MCS était alors un club avachi, meurtri que seuls quelques «mordus» tentaient de relever. Quelques fidèles ont maintenu le feu de l’engouement avec des dettes qu’il traînait, d’année en année. Le MC Saïda ne s’est jamais relevé, jouait au milieu du tableau et parfois frisait la relégation. L’année 2005 pointa, l’assemblée générale et quelques supporteurs fidèles ont pris le taureau par les cornes et Belhezil Belahcen fut élu, à l’unanimité, à la tête du Mouloudia. Un entrepreneur qui a grandi dans le giron du club mais à l’ombre des grands ténors du football. Un vieux fond de rancœur personnelle, peut-être, à l’encontre de ce milieu qui ne l’avait pas accueilli dans son sérail, lui donnera la force de vaincre le sort et de bâtir, à force de rigueur, de temps et de stabilité, une ambition car il a su qu’avec les joueurs du cru, il ne pouvait aller bien loin. Le budget du MC Saïda passe d’un milliard de centimes à six milliards de centimes pour accéder en deux ans de souffrances, de tractations et de dépenses d’énergie et d’argent. Le temps, finalement, lui a donné raison. Pour cela, il a fallu qu’il taquine les pouvoirs locaux pour qu’ils mettent la main à la poche, ses collaborateurs Khaldi, Benhamza, et les entrepreneurs de la ville de Saïda pour parer aux nouvelles exigences de la «Nationale Une» et éviter les surprises. Deux hommes discrets ont été les artisans de cette accession, pourtant on les voit, rarement, rouler des épaules, le président de l’APC de Saïda, le Dr Driss Khodja et le directeur de la Jeunesse et des Sports, Kerkouche Djallal, bien sûr avec l’appui constant du wali qui était à l’écoute de toutes les doléances du club et dont les efforts pour relever, financièrement, le club ont été le sérum qui revitalisa le MCS. Pour eux, la visualisation externe de tout un travail n’est pas la finalité première et en connaisseurs, ils n’ont jamais douté des potentialités physiques et techniques du club. Aujourd’hui, avec Benhamza à sa tête, le MCS a retrouvé ses repères, ses pulsions et a défaut de faire des rencontres exceptionnelles, il fait un début de saison bien plein avec de multiples signes d’une vitalité retrouvée et le MCS a toujours eu droit à un public merveilleux. Et, cette saison, il le lui rend bien car il est vrai que le standing d’un club dépend de la grandeur de son public et les Saïdis sont très heureux de constater que cette communication est toujours de mise. Guerroudj Laredj
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