Hamidi Cheikh, le renard des surfaces
Lorsqu’en 2001, un junior, du nom de Hamidi Cheikh, alors meilleur buteur de sa catégorie avec quatorze buts lors de la phase aller, fut convoqué par monsieur Amara Saïd, entraîneur du Mouloudia, le jeunot ne fait aucun complexe en participant dans la catégorie supérieure et n’a eu aucune peine, en fin de saison, à se retrouver, également, meilleur buteur du club, dans la catégorie senior. Il fallait avoir du talent pour être un baroudeur, la même année, dans deux catégories, à dix-neuf ans, à peine.
Cet attaquant racé ne laisse pas indifférent par son placement judicieux, c’est ce qui fait sa grande force. Un avant-centre à la «Gerd Muller», célèbre dans les années 70, redoutable dans un terrain de jeu qui se limitait à la surface avec un terrain. Le jeune Saïdi, fleuron jadis de l’école du Mouloudia, très difficile à maîtriser à l’intérieur de la surface de réparation et les entraîneurs qui ont essayé de le faire évoluer comme attaquant excentré l’ont appris à leurs dépens. Hamidi perd de son efficacité pour ne pas dire qu’il devient complètement transparent. Même si ses ratages sont fréquents, ce qui divise ses supporters, il faut dire qu’il se crée beaucoup d’occasions. Pour ne pas se répéter, sa grande force, c’est d’être au bon endroit et au bon moment, ce qu’on appelle communément le «timing», sans compter un jeu de tête hors du commun pour un joueur dont la taille ne figurera sûrement pas au Guiness des records.
Ce qui fait sa grande force. Hué pendant une partie de la rencontre, applaudi quelques instants plus tard, c’est ça Hamidi, mi-ange, mi-démon. Sollicité au début de saison par l’ES Sétif qu’il n’a pas rejoint, pour des raisons administratives, au plus grand bonheur de ses supporters, tout compte fait, n’a-t-il pas fait le bon choix en restant à Saïda où il a toute la confiance permettant d’engranger de l’assurance.
Combien de fois n’a-t-on pas vu des joueurs encensés par la presse et par des personnes, pour la plupart, intéressées, l’élan de leur protégé bloqué en essayant de quitter prématurément leur club formateur ou révélateur. Saïda en connaît un rayon avec le dernier en date, «Kamama», adulé à Saïda et dans l’anonymat, actuellement. Alors gare à ceux qui surestiment leur valeur et qui seraient restés dans l’anonymat sans le Mouloudia de Saïda, véritable tremplin, pour peu qu’on sache lui être fidèle. Hamidi a toutes chances de montrer son talent avec le Mouloudia dans cette division «Une» et prouver qu’il peut concurrencer les meilleurs, sans aucun complexe, au grand bonheur des supporters. Déjà bien placé au classement des buteurs, ils seront toujours là pour retourner leur veste au moindre but de leur attaquant. Ce qui est aussi un moyen d’émulation pour le bien du Mouloudia.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com