Après l’euphorie de l’accession, la réalité de l’élite
Mettre en place une équipe compétitive qui corresponde à un objectif, à court terme, c’est une chose qui répond en général, seulement, à deux arguments, l’argent et l’audace, et un avenir pas du tout assuré.
Mettre en place une stratégie dans le temps, cela demande un argument prioritaire, la compétence technique, la stabilité et la compensation des moyens financiers limités par une formation performante ou un système de prospection mis en place dès le début de l’année sans renier l’argent, avec un horizon plus clair. Les dirigeants du Mouloudia ont fait un choix. Malheureusement, cette année, le manque d’argent frais dans les caisses, est en train de leur jouer un mauvais tour.
En effet, entraîneurs et joueurs approchés exigent toujours une première tranche, cela les dirigeants actuels le savaient déjà dès leur installation, que Saïda, par rapport à beaucoup de clubs, n’est pas l’Eldorado mais il faut dire que jusqu’à présent, ces dirigeants ont toujours respecté les contrats.
Tout cela a fait que la reprise prévue, au départ, le 15 du mois de juillet n’a été possible que le 23 de ce mois.
Mais surprise, seuls Mâarif, Bentoucha et Dahmani ont repris les entraînements, le reste de la troupe, ce sont des joueurs qui essayent de sortir de l’anonymat des petits clubs après une prospection digne de celle des sélections des catégories de jeunes qu’organisera l’entraîneur adjoint Seloua et Guemidi en attendant le recrutement d’un entraîneur, chacun des candidats espère décrocher la timbale, sait-on jamais. Pour ce qui est du poste d’entraîneur, plusieurs pistes sont exploitées mais toutes rencontrent des difficultés liées aux finances, aux mensualités astronomiques demandées et d’autres exigences.
Va-t-on choisir la continuité avec monsieur Benyelles ou le recrutement d’un autre prétendant ? La question reste posée à ce jour.Dans cet effectif, il y aussi un Malien qui répond au nom de Amadou, transfuge d’un club de première division du Sénégal, paraît-il, à voir.
Pour les joueurs encore sous contrat, on se demande quelle est la valeur juridique de leurs contrats. En effet, certains font le forcing pour se faire libérer, d’autres prolongent leurs vacances et d’autres jouent aux prospecteurs.
Mais, ce qui est étonnant, c’est la présence de certains joueurs à Saïda mais qui n’ont pas rejoint l’entraînement. Pour le recrutement, des noms circulent et ont même été vus à Saïda entre autres, Chaoui du MOC (aux dernières nouvelles à Cheraga), Chouikh de l’USMA( encore sous contrat) Haddad, Belaïd, Lahmar, mais tous ces joueurs sont habitués à faire la tournée des clubs tout en négociant.
Ils iront là où ils trouveront leur compte.
Cette situation risque de mettre le Mouloudia dans une position inconfortable face à des équipes qui ont, peut-être, les mêmes difficultés mais avec des joueurs plus aguerris et plus talentueux.
Après l’euphorie de l’accession, c’est la dure réalité du terrain de la division «Une» qui est en train de rattraper le Mouloudia.
La sagesse serait qu’après avoir mis en place une équipe qui défende le Mouloudia, revoir, peut-être, toute cette stratégie pour retrouver l’équilibre pédagogique du MCS qui était le sien et nécessaire à la survie des clubs et cela nécessite l’ouverture humaine. L’argent, c’est très bien mais il a ses limites, surtout quand on en n’a pas beaucoup et c’est le cas à Saïda.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com