Saida - Revue de Presse

Les potentialités de production sous-exploitées



C’est ce qu’a déclaré, selon l’APS, le ministre de l’Industrie, de la Petite et Moyenne entreprises et de la Promotion des investissements, Mohamed Benmeradi, jeudi dernier, lors de la séance plénière en réponse à un député. Le ministre a indiqué que la relance du secteur industriel s’appuie sur le renforcement du secteur public à travers de nouveaux investissements dans le cadre du programme de relance des entreprises. Quant au secteur privé, il est doté de mécanismes de soutien. 386 milliards de dinars sont consacrés au programme national d’assainissement des entreprises, lequel touchera 20 000 petites et moyennes entreprises. La restructuration du secteur industriel public se poursuit, selon le même intervenant. Il rappelle dans cet esprit qu’une cimenterie a été créée en 2002 à la faveur d’un programme d’investissement de 141 milliards de dinars pour la production de 20 millions de tonnes de ciment par an à l’horizon 2020.Cela permettra en plus de la production du secteur privé de couvrir les besoins nationaux et d’exporter une partie de la production. Concernant l’avenir de la «stratégie» industrielle initiée par l’ex-ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, Abdelhamid Temmar, le même responsable observe qu’elle «s’inscrit dans le cadre d’un programme gouvernemental et que le gouvernement adoptait la même politique». Dans cet esprit, il affirme que les pouvoirs publics œuvreront au renforcement du tissu industriel et à l’assainissement des dettes. Sollicité sur l’industrie pharmaceutique algérienne, M. Benmeradi indique qu’un programme de développement du groupe Saidal a été adopté par le Conseil des participations de l’Etat. Programme doté d’un crédit d’investissement appuyé par le Trésor public de plus de 16 milliards de dinars à l’effet de réaliser six usines de production de médicaments. A l’horizon 2020, poursuit-il, la production nationale couvrira à 100% les besoins du marché. Il rappelle les mesures prises par le gouvernement pour permettre au groupe Saidal d’occuper une place importante à l’échelle nationale dans la production et le développement du secteur pharmaceutique. Entre autres mesures, l’interdiction de l’importation de médicaments fabriqués localement et l’obligation d’un partenariat avec un opérateur algérien pour les investisseurs étrangers conformément aux dispositions de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009.Le chiffre d’affaires du marché international des médicaments était estimé en 2009 à 600 milliards de dollars. Le marché national y représentait 1,45 milliard d’euros la même année. Les importations sont évaluées à 900 millions d’euros, dont 152 millions d’euros pour la Pharmacie centrale. Les médicaments génériques atteignent 35% dans les importations des produits pharmaceutiques. La production nationale, constate le ministre, couvre 38% de la demande nationale. Le marché de l’offre nationale est composé de 326 laboratoires, 55 producteurs, 133 importateurs, 95 vendeurs en gros et 9000 pharmacies. Abordé sur le projet du constructeur automobile français Renault quant à la fabrication de véhicules en Algérie, il explique qu’«il n’y avait pas de réelles négociations» avec la société Renault à ce sujet, mais des «projets en cours d’études préliminaires». Précisant : «Ce constructeur est prêt à investir en Algérie après le rejet de sa première proposition. Des études en cours actuellement au niveau de l’administration ne sont pas encore p venues au niveau du gouvernement.»         
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