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La vente de Rhumafed boostée La campagne de déstabilisation qui l'a visé a eu l'effet contraire



La vente de Rhumafed boostée                                    La campagne de déstabilisation qui l'a visé a eu l'effet contraire
'Cette histoire fait partie du passé', réplique le P-DG de Saidal en remémorant cet épisode. Toutefois, c'est avec une certaine satisfaction qu'il révèle que l'objectif du groupe par rapport à ce médicament antigrippal a été dépassé de 30%. 'J'ai rencontré le directeur de l'unité l'autre jour, et il m'a appris qu'il risque d'y avoir une tension sur le Rhumafed, et donc qu'il est nécessaire encore d'augmenter la production. Tout cela pour dire que cette campagne de dénigrement contre le Rhumafed nous a fait une formidable publicité', affirme M. Boumedienne Derkaoui. Pour le P-DG, la cabale contre ce médicament, précisément, n'était pas fortuite. 'Rhumafed, c'est 3 millions d'unités vente-an et non pas 500 000 ou 50 000 unités. Ils ont bien ciblé le produit', a-t-il ajouté.
En effet, en profitant d'une anomalie dans l'emballage, sans risque pour le consommateur, portée à la connaissance des autorités compétentes le 20 janvier dernier, les initiateurs de cette campagne ont tenté de faire circuler la rumeur selon laquelle le Rhumafed est dangereux et aurait même causé des décès.
Selon le P-DG de Saidal, cette anomalie ne concerne que 500 boîtes : l'antigrippal Rhumafed a été emballé dans du papier destiné à Cardital, un médicament pour le c'ur. Autrement dit, tous les autres composants du produit, à savoir le comprimé, son principe actif, la notice, la vignette et l'étui concernent bien le produit Rhumafed.
Ce lot a été immédiatement retiré du marché, grâce à un système de traçabilité, sans aucune conséquence sur la santé des consommateurs.
À l'époque, on a soutenu au niveau de Saidal qu'il est matériellement impossible de mettre du Cardital à la place de Rhumafed, car le format des contenants n'est pas le même. À la question de savoir pourquoi avoir attendu un mois pour communiquer sur cette anomalie, M. Derkaoui reconnaît avoir fait preuve d'une faiblesse de communication et d'avoir sous-estimé 'l'ampleur de la manipulation', ajoutant : Nous avons fait ce que nous avions à faire. 'Nous avons informé le ministère de la Santé, nous avons retiré le lot, et comme il n'y avait pas d'alerte sanitaire, nous pensions que les choses allaient s'arrêter là.'
À Saidal, on a tiré les enseignements de cette expérience et on promet de mieux communiquer à l'avenir, sans verser, toutefois, dans l'excès. 'Il faut donner l'information en fonction des besoins du citoyen et du prescripteur, et non tomber dans l'overdose qui peut donner l'effet inverse', conclut le P-DG du groupe.
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