Saida - A la une

La classe politique suspendue aux lèvres de Saïdani



La classe politique suspendue aux lèvres de Saïdani
Les autres partis vont certainement être accrochés aux lèvres d'Amar Saïdani, dont les précédentes déclarations ont dérouté tout le monde. A telle mesure, que l'on s'interroge, si, les assurances de Saïdani, quant à un nouveau mandat pourBouteflika, et la révision de la Constitution, émanent bien d'une assurance qu'il aurait reçue quelque part, ou un simple coup de poker dont il est le seul à y croire et qui à la longue risque de le discréditer totalement vis-à-vis de la classe politique.A la conférence de la Coupole Mohamed-Boudiaf, il est attendu, de la part du secrétaire général, de confirmer et d'argumenter une tendance lourde à laquelle seul lui et un carré de fidèles croient toujours. Car, dans ce sens au sein de son parti cette question ne fait pas l'unanimité, beaucoup plus sur le plan de la forme que sur le fond, sur lequel, le FLN partage bien cette conviction avec le RND, TAJ et le MPA. Même, si au fil des jours, ces derniers ne montrent plus d'entrain, préférant peut-être ne pas trop s'avancer sur des sujets dont ils ne détiennent que peu d'informations. Il est laissé le soin de s'exprimer au premier concerné, himself. L'on ne peut quitter ce chapitre, sans évoquer les déclarations de l'ancien secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, qui rompt son silence observé depuis sa destitution du poste de premier responsable du parti, pour souligner, lors d'un entretien avec une chaîne de télé privée, non seulement, la légitimité de candidature du président Bouteflika à un autre mandat, mais aussi, la possibilité de création d'un poste de vice-président lors de la prochaine révision de la Constitution. Pour un coup médiatique s'en est un.Un tonnerre, même. Ce qui achèvera toute illusion de changement chez l'opposition, et renforcera la conviction du «jeu fermé» chez les islamistes, qui, non contents d'avoir raté la vague verte dans le monde arabe,osent encore espérer la rattraper à la prochaine élection présidentielle.Du côté des partis démocrates, que le manque de visibilité a tétanisés, l'on n'ose même pas esquisser un schéma de la prochaine échéance, préférant l'attente du signal papal, pour se lancer dans la course. Seul le FFS, se démène comme il peut, pour donner quelques activités à la scène politique nationale, grâce notamment à son dynamique groupe parlementaire à l'APN, qui intervient avec vigueur et qui ne rate pas l'occasion pour s'appesantir sur la situation des droits de l'Homme en Algérie, en prenant pour sujet, entre autres, les émeutes àGhardaïa ou, les débats sur l'audio visuel. Ceci dit, il n'est pas à écarter que sa position à l'égard de la prochaine échéance, s'inscrira dans le prolongement de ses idées exprimées à l'occasion de ce débat politique.Le FNA, voilà un parti qui se réclame de la famille révolutionnaire, essaie d'émerger du lot. Il a tenté tant bien que mal de réorganiser ses rangs en prévision du grand rendez-vous, et réclame des moyens électroniques dont un «bulletin antifraude», mais, affaibli par tant de secousses internes qui l'ont vidé de sa substance. Pour n'avoir pas suffisamment négocié ses strapontins, il est condamné à être réduit à un rôle de figurant, plus en phase avec sa configuration actuelle. Même, les personnalités politiques dont certaines ont annoncé leurs candidatures, se sont subitement tues. Ce sont-ellesrendues comptes, après coup, qu'elles se sont vite positionnées à l'égard d'une échéance, dont ils ne détiennent en fin de compte, que peu d'éléments d'analyses. Possible. C'est dans ce cru, des personnalités ayant déjà assumé de hautes responsabilités dans l'appareil de l'Etat, où figure une brochette dePremier ministres, -certains ce sont présentés, comme Benbitour, d'autres sont sollicités mais attendent le moment venu, à l'instar de Benflis- qui demeurent «en réserve de la République», que pourraient puiser les décideurs pour designer le candidat du pouvoir, si le Président actuel, décide de ne plus rempiler à un autre mandat. Très probable aussi.Restent alors, les «guest stars» de tous les rendez-vous électoraux, qui tels des loirs, se réveillent à la vingt-cinquième heure pour glaner quelques dividendes, sonnantes et trébuchantes, qui leur permettront d'assurer une survie. Une donne, qui prise à elle seule, pour un rôle encore grandissant du FLN dans la vie politique du pays.A. R.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)