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La bureaucratie, l'administration n'arrive pas à s'en affranchir Obstacle à l'investissement et à la liberté d'entreprendre



La bureaucratie, toutes les administrations (fiscale, financière, douanière'.) n'arrivent pas à s'en départir. Conséquence, toute l'économie s'en trouve affectée, engluée.Des chefs d'entreprises perdent ainsi de l'argent et du temps à cause de lenteurs administratives, de pratiques surannées.
Cette bureaucratie est le produit de plus de trente ans d'économie dirigée.
Elle est le fait d'administrateurs formés à l'économie dirigée. Et ce sont ces mêmes personnes à qui il est demandé aujourd'hui de mettre en marche une économie libérale. Elles n'y sont pas formées.
Du coup, elles reconduisent les mêmes pratiques apprises du temps de l'économie socialiste. Et souvent, dans cet environnement hostile, l'opérateur économique se fait éconduire, dans les rouages de l'administration.
La bureaucratie, toutes les organisations patronales la dénoncent, exhortant les pouvoirs publics à la bannir, à assainir l'administration.

Des promesses ont été faites, pour que les choses changent. Il n'en est rien '
Peut-être que la situation va évoluer, à la faveur de la nouvelle politique prônée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.
Et première décision prise, dans le cadre de cette politique, une instruction donnée aux banques pour qu'elles changent d'approche. Les institutions financières s'y appliquent-elles cependant ' Il y a eu d'abord la banque des banques qui avait établi une note d'information qu'elle avait adressée aux banques. Ce document fait, en fait, suite à l'instruction donnée par le Premier ministre aux banquiers pour qu'ils impriment de la souplesse à la sphère financière. La note en question, entreprises privées et publiques s'en réjouissent, car, ne pouvant que leur faciliter la tâche en matière d'octroi de crédit. Aujourd'hui, la situation est telle que les banques disposent de surliquidités et que les entreprises n'en tirent pas profit. Souvent, les opérateurs économiques se plaignent de lenteurs dans le traitement de dossiers de crédits bancaires. C'est une bureaucratie bancaire qui est pour beaucoup dans le peu d'enthousiasme qu'on observe dans le secteur de la PME/PMI. Il n'y a pas suffisamment de création d'entreprises dans ce secteur d'activité. Et, pendant que
l'entreprise privée continue de batailler pour avoir des crédits, l'entreprise publique bénéficie, elle, d'aides de l'Etat. Et cela n'est pas près à changer.
Cette approche a toujours cours. Elle aura conduit à une sorte de clivage entre entreprises publiques et entreprises privées. Le clivage existe. Que les pouvoirs publics tentent de se le cacher. Que Abdelmalek Sellal se montre pragmatique, en voulant instaurer une relation «apaisée» avec l'entreprise privée. Et des gages de bonne volonté de sa part, le Premier ministre en a exprimé : il a, en effet, invité, il y a quelques mois les entreprises publiques à réintégrer le FCE (Forum des chefs d'entreprises), la plus importante organisation patronale dans le pays. Des entreprises à l'exemple de Saidal ou d'Air Algérie, avaient quitté, du temps d'Ouyahia le FCE. Elles l'avaient fait, au lendemain de la mise en place de nouvelles règles (crédit documentaire et la règle du 51/49, entre autres) régissant l'économie nationale. Le FCE, fort de cette réintégration, veut mettre en avant certaines de ses propositions, dont celle relative à la création d'une banque d'investissement spécialisée dans le développement de la PME/PMI privée.
Cette banque devrait être dotée d'un capital équivalent à dix milliards de dollars, ouvert à l'actionnariat privé et institutionnel et, éventuellement, à des investisseurs étrangers. La proposition est déjà sur la table du gouvernement. Si elle est retenue, ce sera un point de gagné dans la compilation de propositions formulées par l'organisation que dirige Réda Hamiani.
Y. S.
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