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Inquiétude sur les salaires dans le secteur du BTPH



Inquiétude sur les salaires dans le secteur du BTPH
La précarité des salaires menace la branche.Il y a, certes, des efforts qui se font dans le BTPH, il n'en reste pas moins que le secteur fonctionne à la limite de ses capacités et que tout événement risque de le fragiliser davantage, ainsi que l'explique Mouloud Khaloufi, président de l'Association générale des entrepreneurs algériens (Agea). Khaloufi n'aime pas enjoliver dans une branche où les problèmes s'accumulent depuis des années. Ainsi, les bas salaires sont dans le BTPH, les rémunérations ne seront pas stables en longue période. La précarité y fait figure d'évidence et la situation risquerait d'empirer si la crise pétrolière s'étirait dans le temps.Le président de l'Agea passe, en fait, au crible une conjoncture faite de déclin, affirmant que la réalité est qu'aujourd'hui, il est des entreprises qui ferment faute de marchés, et du coup se séparent des salariés (ce sont les employés en CDD qui en font les frais), et qu'il y en a d'autres qui se convertissent à des activités qui n'ont rien à voir avec le BTPH, notamment à l'intérieur du pays. Les lois changent mais, dit-il, ce sont les entreprises étrangères qui accaparent le gros des marchés dans le secteur. Exagération dans les propos du président de l'Agea ' On ne pourra pas dire qu'il n'y a jamais eu autant de marchés remportés qu'avec les 25% de préférence nationale. Il est des entreprises qui soumissionnent et qui parviennent à avoir des contrats, aidées en cela par cette disposition.Il en est aussi certaines qui, même avec cette législation avantageuse, n'arrivent pas à décrocher des marchés, se faisant devancer par des Portugais et par des Espagnols. Par ailleurs, Mouloud Khaloufi révèle que l'organisation qu'il dirige s'apprête à signer une convention avec l'UGTA, dont la finalité est de préserver l'emploi et les salaires des travailleurs en ces temps de crise. L'organisation s'attelle, en outre, à tenir une "importante" rencontre le 24 mars prochain à Sétif pour débattre de tous les problèmes dont se plaignent aujourd'hui les chefs d'entreprises du BTPH, parce que des problèmes il y en a, et certaines entreprises "en souffrent sérieusement", tient à souligner le président de l'Association générale des entrepreneurs algériens. Optimisme cependant dans le carré de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) dont la présidente Saïda Nezgha étale, coup sur coup, problèmes réglés et perspective auréolée.Elle en a peut-être raison ! Nezgha relève ainsi que pour les entreprises exerçant sous la bannière de la Confédération générale des entreprises algériennes, il n'y a pas de difficultés notables à mettre en exergue, y compris pour la question des salaires. Elle affirme que, pour le moment, il y a des plans de charge, nos entreprises sont à l'?uvre, se développent, à la grande satisfaction de tout le monde. Et de poursuivre : "En ce moment, nos adhérents se font moins de souci, nous n'avons pas touché aux salaires puisque des commandes leurs sont proposées, parce que le secteur connaît une dynamique et la CGEOA en est satisfaite. J'espère, dit-elle, que cela continue. Le secteur du BTPH, comme vous le savez, est pourvoyeur d'emplois, et l'on souhaite que cette dynamique que l'on observe aujourd'hui se maintienne. Et, que l'on ne retombe pas dans les problèmes d'il y a quelques années", note-elle. À proprement parler, dit-elle, énormément de problèmes ont été réglés, ces dernières années. Auparavant, se souvient-elle, il y avait des problèmes qui faisaient obstacles au développement de nos entreprises. Exemple : j'avais attendu cinq ans pour me faire payer, rapporte-elle. Et d'expliquer que nos entreprises à l'épreuve du terrain rencontraient d'énormes difficultés pour avoir des marchés et pour être payées. Et cela n'était pas sans conséquence sur leur trésorerie et sur leurs effectifs. Cet air semble cependant révolu aujourd'hui. Saida Nezgha estime que malgré la situation financière difficile que traverse le pays, il y a toujours de la marge pour nos entreprises qui continuent à investir et à se développer dans le secteur du BTPH.Y. S.


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