Actuellement, le président Benhamza s'attache à peaufiner les bilans moral et financier couvrant l'exercice 2007/2008 en vue de les présenter à l'AGO fixée au 20 juin prochain. En marge de cette tâche, le président du MCS a tenu, comme il le dit lui-même, «à libérer sa conscience», certains paramètres l'incitant à tirer la sonnette d'alarme, dans la mesure où, selon lui, la situation financière est à l'origine des turbulences actuelles. Il a mis l'accent sur les bonnes performances du MCS, un parcours qui ne s'est pas produit depuis 1975. Classé honorablement, mieux que d'autres clubs plus huppés et possédant des moyens substantiels, le Mouloudia a donné trois joueurs à l'équipe nationale. Parmi les autres acquis à mettre au crédit de son comité directeur, le docteur Benhamza s'enorgueillit de la récupération du siège après bien des décades, et également du fair-play affiché par le public saïdéen dans toutes les rencontres, dont plusieurs ont été couvertes par l'ENTV.
Quoi qu'on dise, on assiste en ce moment à un début d'hémorragie qui risque de s'aggraver si des parades ne sont pas trouvées dans les meilleurs délais. Trois joueurs ont déjà opté pour d'autres clubs, à savoir Bettoucha (MCA), Ghénia (USMAn) et Oudni (USMA). Quant aux sollicitations concernant Hamidi, Seguer et Ould Teguidi, elles sont de notoriété publique. Les dettes se chiffrent à un milliard et demi, dont 25% concernent les impayés des joueurs qui n'ont pas touché la troisième tranche de leur prime de signature. Le président tient à honorer les engagements envers des joueurs qui ont parfaitement rempli leur contrat par leurs prestations et leur comportement. La première évaluation du bilan fait état de huit milliards de dépenses, ce qui constitue un budget plutôt modeste comparé à celui des sociétaires de l'élite, dont certains ont atteint le double, tout en se classant derrière le MCS. Déjà, pour constituer le groupe de la prochaine saison, les dirigeants saïdéens sont tenus de revoir les primes de signature à la hausse afin de tenir compte des sollicitations des autres clubs. Les autorités locales et les opérateurs économiques de la wilaya sont donc interpellés pour apporter leur contribution. «J'ai eu une entrevue avec le wali de Saïda et je peux dire qu'il a été très attentif à nos préoccupations», précisera le président Benhamza, qui paraît décidé à jeter l'éponge et à sortir par la grande porte après les gros sacrifices consentis durant une saison mémorable qui a rendu la fierté aux Saïdéens. «Je ne veux pas rester en place pour faire de la figuration. Or, pour appliquer le projet ambitieux qui est le nôtre, le budget prévisionnel devra être multiplié par deux si l'on veut que le Mouloudia fasse bonne figure», dira le président. Outre la récupération du siège du club, le docteur Benhamza tient à l'ouverture d'un centre de formation qui sera le principal vivier d'un club qui ne peut pas, pour le moment du moins, s'aligner sur les offres mirobolantes de certains clubs de l'élite. Il sait que la pâte existe à Saïda et dans la région et qu'il faut s'organiser en conséquence.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Mohamed Kadiri
Source : www.lequotidien-oran.com