
La note d'information adressée par la Banque d'Algérie aux banques, et dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 2 janvier, devrait mettre les institutions financières dans une nouvelle dynamique, les débarrasser, peut-être, des pratiques surannées dont certaines usent. Cette note fait suite à l'instruction donnée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, aux banquiers pour qu'ils impriment de la souplesse à la sphère financière. Elle a été présentée hier à la presse, par la banque des banques. La note dont il est question, le privé national s'en est félicité, une telle initiative ne pouvant que lui faciliter l'octroi de crédit. Souvent, les opérateurs privés, beaucoup plus que les opérateurs publics, se plaignent de lenteurs dans le traitement de dossiers relatifs aux crédits, une bureaucratie qui a fait que le nombre de PME reste modeste dans le pays. Et, pendant que le privé national bataillait pour décrocher des crédits, l'entreprise publique, dont le manager gère en fait les capitaux de l'Etat, bénéficiait, souvent, d'aides de l'Etat. Cela va-t-il changer ' A priori, Oui. Abdelmalek Sellal veut commencer l'année 2013 avec une approche pratique, en instaurant une relation apaisée avec l'entreprise privée. Il se veut rassembleur.
Et, signe de bonne volonté, peut-être, de la part du Premier ministre : celui-ci a invité les entreprises publiques à réintégrer le FCE (Forum des chefs d'entreprises), la plus importante organisation patronale. Des entreprises à l'exemple de Saidal ou d'Air Algérie, avaient quitté, du temps d'Ouyahia, le FCE. Elles l'avaient fait, au lendemain de la mise en place de nouvelles règles (crédit documentaire et la règle du 49/51) régissant l'économie nationale. Le FCE, fort de cette réintégration, entend rappeler sa proposition, faite il y a quelques mois, de créer une banque d'investissement spécialisée dans le développement de la PME/PMI privée.
Cette banque devrait être dotée d'un capital équivalent à dix milliards de dollars, ouvert à l'actionnariat privé et institutionnel et, éventuellement, à des investisseurs étrangers.
La proposition est déjà sur la table du gouvernement. Si elle est retenue, ce sera un point de gagné pour l'organisation que dirige Réda Hamiani.
Y. S.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Youcef Salami
Source : www.latribune-online.com