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Des piles de CV pour peu d'opportunités



Des piles de CV pour peu d'opportunités
Des entrepreneurs ont justifié l'insignifiance du nombre de recrutements par le blocage de plusieurs de leurs projets dans la wilaya.Pas moins de 1568 CV ont été déposés auprès des entreprises lors du 9e salon de l'emploi de Béjaia, rien que la première journée, indiquent des statistiques fournies par le service communication du salon. Au campus Aboudaou, où une vingtaine d'entreprises, étatiques et privées, des organismes d'insertion des diplômés (Ansej, Anem, Andi?), des organisations patronales et autres, ont tenu des stands les 21 et 22 septembre, c'est le rush des étudiants et des diplômés. On était venus pour entrer en contact avec les employeurs et, pourquoi pas, décrocher un entretien. Sauf que ces derniers se sont faits rares, alors que le nombre de recrutements est insignifiant et les piles de CV déposés se sont entassées.En effet, 20 entretiens seulement ont été passés lors de la première journée et seul un major de promotion en génie mécanique a pu être recruté sur place, indique encore la même source. À cela il faut ajouter une douzaine de stages acceptés. Voilà ce qui reflète on ne peut plus clairement la rareté des opportunités d'embauche. L'une des raisons reste le «blocage» de plusieurs projets dans la wilaya de Béjaïa évoqué par plusieurs entrepreneurs, dont ceux du groupe Cevital, lesquels peuvent absorber une bonne partie de la main-d'?uvre disponible.Si le Salon a pour vocation d'être pour l'étudiant un point de jonction entre l'université et l'entreprise, il reste qu'en matière d'emploi le pari est loin d'être gagné. «C'est toujours utile d'organiser ce genre de rencontres, car elles permettent un contact direct du diplômé avec le monde de l'emploi. Mais quand les entreprises ne recrutent pas, à cause de la crise ou tout simplement à cause des problèmes structurels de notre économie, on se demande s'il n'est pas un peu déplacé de maintenir ce genre de manifestations», soutient, désabusé, un diplômé en management qui n'a pas jugé utile de déposer son CV. D'autres étudiants et diplômés avec qui nous avons parlé ont abondé dans le même sens.Placée sous le signe «La sous-traitance et la création de nouveaux emplois», la 9e édition du Salon de l'emploi de Béjaïa a eu pour objectif d'informer étudiants et nouveaux diplômés sur les «métiers de demain». «Avec l'externalisation de certaines filières par les industriels, c'est important qu'il y ait une édition consacrée à la sous-traitance, car elle permettra d'ouvrir aux étudiants les yeux sur les opportunités fournies par des créneaux porteurs et les métiers d'avenir situés à la périphérie de l'entreprise», nous dira le recteur, Saidani Boualem, rencontré sur les lieux.Pour le responsable, depuis sa création, le Salon de l'emploi qu'accueille l'université depuis neuf ans a atteint ses objectifs. «Le Salon est un espace ouvert à la fois aux universitaires, aux entreprises, aux étudiants, aux diplômés etc., a-t-il dit. Les entrepreneurs ont ainsi l'opportunité de faire part de leurs préoccupations et propositions, les chercheurs de suggérer leur vision, et les étudiants d'identifier des terrains de stage ou se faire recruter.»L'objectif asséné à cette édition se cristallise dans le programme tracé, constitué de conférences, d'ateliers et de débats traitant principalement de la question de la sous-traitance. Ainsi, le chef de la division sous-traitance du ministère de l'Industrie et des Mines, Hadi Djouher, a parlé de «la politique de la sous-traitance au ministère de l'Industrie et des Mines» et le professeur Yousnadj Ali des «composantes d'un système technique cohérent».Le directeur des ressources humaines du groupe Cevital, Larbi Oularbi, a développé le thème de «Sous-traitance : cas Cevital» et l'intervention du manager général de l'entreprise Isatis, R. Ziani, a pour intitulé : «Si on parlait des métiers de demain». Deux autres conférences sur le nouveau code d'investissement ainsi que la PME ont été également données, avec un débat interactif des conférenciers avec le public.
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