Saida - Revue de Presse

Cheikh Krimou de Saïda à La voix de l’Oranie



«Le genre de la gasba est un art à part entière» Mansouri Abdelkrim, alias Cheikh Krimou, 36 ans. Issu d’une famille modeste au quartier Graba El Oued de la Cité des eaux, il est titulaire du niveau de 3ème année secondaire. Il chante parfois le bédouin, mais brille dans le raï «Trab» et le genre «Gasba». -La voix de l’Oranie: Qu’est-ce qui a révélé votre disposition à vous exhorter dans la chanson bédouine et la Gasba? -Cheikh Krimou: La raison est très simple. Presque enfant, je prenais plaisir à écouter Cheïkha Rimitti, Habiba, Cheikh Hakkoum et Namoussi y compris Cheïkha El Wachma. Et c’est naturellement dès l’âge de 16 ans que j’ai commencé à chanter ce style qui m’a littéralement envoûté et séduit. -Avez-vous une idée sur le nombre de cassettes et de CD que vous avez enregistré? -Depuis le début de ma carrière artistique, j’en suis à 120 cassettes et 50 CD. Mais j’envisage, à l’avenir, de réaliser des albums. -On vous voit rarement à Saïda, ces derniers temps, pourquoi? -Si je me fais rare dans ma ville c’est parce que je travaille à Oran, à Tlemcen et d’autres villes du pays puisque Saida est privé de boites de nuits, de lieux de spectacles et autres endroits de distraction. - Vous êtes-vous déjà produit à l’étranger? - Seulement en France. Pour le moment, j’attends un nouveau visa pour aller chanter sur scène devant mes frères émigrés. -Vous citez toujours «Fatna» dans vos chansons, qui est-elle au juste cette muse? -Elle incarne tout simplement la femme généreuse, la femme de bien que je respecte énormément. -Q’en est-il aujourd’hui du style de chanson que vous pratiquez, la «gasba», le raï trab? -Le genre «gasba» est un art à part entière, malheureusement il est devenu le domaine du premier venu, «Koul Manhaba Wadaba». Une situation lamentable du fait de l’absence d’une association qui pourrait défendre les Chouyoukhs et Cheïkhates. -Pour vous accompagner dans vos galas et vos productions, avez-vous un Guessab préféré? -Je respecte tous les guessabs; ce sont de vrais artistes, mais je préfère Ould Mellal et puis, il est devenu mon ami intime. Et pour l’occasion, je salue Cheïkh Boutaiba, Tahar et Khaldi. Je remercie également les gens de la presse écrite qui pensent toujours à nous. J’admire leur courage et leur crédibilité dans leur noble tâche. B. El Merini
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