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Benmeradi pour la remise sur les rails du complexe antibiotique et Poval Berrouaguia En visite la semaine dernière à Médéa



Benmeradi pour la remise sur les rails du complexe antibiotique et Poval Berrouaguia                                    En visite la semaine dernière à Médéa
De notre envoyé spécial à Médéa
Ziad Abdelhadi
Poval fonctionne depuis deux décennies, au moins, au ralenti. Un lourd manque à gagner qui la met en situation éminente de cessation d'activité mais elle est à chaque fois sauvée par l'aide financière de l'Etat. Au sein du complexe antibiotique de Médéa, filiale du groupe Saidal et de l'entreprise des pompes et vannes de Berrouaguia (Poval) l'heure est au défi : celui de sortir au plus vite de la faible activité dans laquelle ils sont plongés depuis deux décennies. A en croire les exposés sur l'état des lieux et les perspectives de développement, présentés par les responsables de ces deux grandes unités industrielles lors de la visite sur site la semaine dernière du ministre de l'Industrie, de la Petite et Moyenne entreprise et de la Promotion de l'investissement, Mohamed Benmeradi, ces structures sont en mesure d'y parvenir pour peu que les pouvoirs publics consentent les montants nécessaires à leur objectif de relance de leurs installations. Ces deux entités peuvent en effet être relancées, après une rénovation de leurs équipements et la mise en place de nouvelles chaînes dans des ateliers, qui jusqu'ici, et comme nous l'avons pu le constater lors de notre passage en compagnie du ministre, sont en proie à l'abandon. Un constat qui a poussé Benmeradi à interpeller le patron de Antibiotique pour lui demander s'il n'était pas préférable de soumettre les hangars à partenariat. Ce à quoi son interlocuteur lui répondra : «Nous nous sommes penchés en effet sur cette éventualité mais jusqu'à présent aucune proposition ne nous a été faite, mis à part un groupe émirati, dont des représentants sont venues visiter les espaces vacants. Ces derniers ont affirmé qu'ils allaient rendre compte à leur tutelle à même de décider de se prononcer sur le projet de partenariat.» Cependant, le patron de Antibiotique Médéa a fait part au ministre que son entreprise peut se passer de la formule de partenariat car, arguera-t-il, «nous pouvons augmenter notre chiffre d'affaires notamment par les antibiotiques très demandés et dont nous maîtrisons le process de fabrication de production. Pour ce faire, il s'agira d'équiper les espaces vides de nouvelles chaînes de production et en parallèle diversifier notre gamme d'analgésiques». Une proposition qui s'inscrit dans la stratégie du gouvernement de réduire la facture des importations des produits pharmaceutiques en encourageant les investissements dans ce créneau. Mais les cadres de cette filiale de Saidal estiment que le montant dont va bénéficier leur entreprise (2 milliards de dinars) ne va pas suffire aux besoins de réhabilitation et d'équipement de leur outil de production. Et de confier : «Avec une enveloppe plus conséquente, nous sommes en mesure de répondre en grande partie à la demande locale d'antibiotiques et d'analgésiques.» Du côté de Poval, même son de cloche mais avec plus de conviction. En effet, le DG de cette immense usine (54 hectares de superficie) a insisté sur le fait que les besoins urgents de rénovation des équipements du gigantesque atelier de fonderie pour quadrupler la production actuelle sont estimés à 14 milliards de dinars, soit 120 millions. «C'est l'équivalent de la facture d'importation annuelle en besoins de matière première (fonte) de l'entreprise Poval», a lancé au ministre le patron de cette unité. Benmeradi n'est d'ailleurs pas resté insensible à la comparaison émise par son interlocuteur puisqu'il lui a demandé de se rapprocher de ses services pour étudier le dossier d'équipement de la fonderie : «Nous allons nous pencher de façon très concrète sur ce projet d'un grand intérêt car il va permettre à l'Etat d'économiser des devises qui peuvent servir à d'autres créneaux d'activités industrielles.» Notons, par ailleurs, que Poval fonctionne depuis deux décennies, du moins au ralenti. Un lourd manque à gagner qui la met en situation éminente de cessation d'activité mais elle est, à chaque fois, sauvée par l'aide financière de l'Etat. Rappelons que la décision de Sonatrach de ne plus importer de pompes à usage d'hydrocarbures a été accueillie au sein de l'entreprise Poval comme une bouffée d'oxygène. Mais toujours est-il, l'espoir des 700 travailleurs en place ' ils étaient 3 500 en 1990 ' est de voir enfin tous les fourneaux de l'atelier fonte en activité car c'est de cet atelier que dépend l'avenir de Poval. Une entreprises à remettre sur les rails tant sa gamme de production est des plus demandées dans divers segments de notre économie nationale.
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