Saida - Revue de Presse

Après la généralisation de la «contesta»



Les responsables du FLN minimisent la crise «Cela sent le brûlé dans la maison FLN», disent certains, en se basant sur les mouvements de protestation qui font l’événement, ces derniers jours, au sein de l’ex-parti unique... Et pour cause, la contestation a atteint son paroxysme avec le lancement jeudi passé d’une pétition depuis Sidi Bel-Abbès, demandant le départ de l’actuelle direction conduite par Abdelaziz Belkhadem. Mais pour les responsables du parti, «la crise est tout inventée, visant essentiellement à déstabiliser le parti à l’approche des élections locales». C’est l’ex-président de l’APN, Amar Saïdani, qui le dit. «Ceux qui pensent que le FLN traverse une crise vont tout de suite déchanter», estime-t-il en soulignant qu’»il s’agit d’un événement passager, tout ce qui a de plus normal dans la vie d’un parti où il est difficile de contenter tout le monde». Pour ce responsable qui fait partie de la commission de choix des candidatures, «les oppositions sont plus personnelles que partisanes». Il rejette ainsi, dans une intervention sur les colonnes du journal du parti, la responsabilité de la situation sur les commissions de base qui ont «mal choisi les candidats». Cela dit, cette position est tout à fait légitime quand on sait que Amar Saïdani fait partie de la commission de tri des candidats, sur laquelle toute la colère des militants a été versée. Une autre voix vient démentir les «contestataires», il s’agit de Saïd Bouhadja, le chargé de la communication au sein du parti. Selon lui, «le choix des candidats a vu l’intervention et la participation de toutes les structures du parti, de la base au sommet». «Nous avons choisi, selon des critères rigoureux, stricts, suivant la valeur de la personne, son ancrage social, son profil et sa droiture», dira-t-il en expliquant les causes de la contestation par des raisons qui n’ont pas lieu d’être puisque la commission nationale a ses propres critères quand elle «élague» les listes de la base, surtout «quand celles-ci comportent des personnes de la même localité ou du même niveau social». La commission nationale, a-t-il justifié, n’est pas intervenue dans la confection des listes au niveau local, mais seulement dans les grandes villes, le plus gros du travail ayant été laissé aux élus de l’APN, du Sénat et des membres des Mouhafadhas. Au lieu de donner des explications, le même responsable détourne les regards, en pointant du doigt une «certaine presse» qui gonfle les événements. Ceux, justement, de ce week-end qui ont vu des sit-in dans plus de dix wilayas et le lancement d’une pétition contre l’actuelle direction pour dénoncer «son parti pris dans la confection des listes». A ce sujet, on apprend que les protestataires ne comptent pas s’arrêter là puisque d’autres actions sont prévues, notamment des sit-in. Ils n’écartent pas la possibilité d’organiser un grand rassemblement devant le siège national du parti pour rééditer celui de 2004 qui a vu la mise à l’écart forcée de l’ex-premier responsable du parti, Ali Benflis.
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