Saida - Revue de Presse

Aïn Témouchent Vers l'intensification céréalière dans la plaine de le M'léta



La finalisation des listes des candidats àla prochaine course électorale, prévue le 29 novembre, a pesé de tout son poidssur la scène politique témouchentoise et provoqué une sorte de parasitisme àl'ensemble des activités saisonnières dont plus particulièrement la préparationet le déroulement de la campagne labours-semailles. Avec l'arrachage nonprogrammé de plusieurs milliers d'hectares de vigne, la superficieprévisionnelle à emblaver dans la wilaya d'Aïn Témouchent devait, logiquement,dépasser le seuil de l'année passée, estimé par les services concernés àquelque 94.000 ha. Les superficies réservées aux légumes secs avoisinent les 5à 6.OOO ha, chaque année et le gros est consacré à la culture du pois-chiche.Cependant, lors de la visite effectuée par le wali dans la localité de Saïda oùil lui a été présenté le projet de désenclavement de pas moins de 10.000 ha surune longueur de 10 km, le directeur des Services agricoles (DSA) a fait savoirà la délégation que ces terres sont très fertiles et à haut rendement.  Cette année des pics de plus de 40 q/ha ont été enregistrés danscette vaste étendue de la M'léta. Mais le zoning établi par l'ex-DSAconsidérait la M'leta comme étant une zone secondaire qui ne bénéficie pas desmêmes avantages en terme d'aides de l'Etat que la zone d'extension céréalièreconstituée par l'axe: Aoubellil/Aghlal/Aïn El-Kihal/Témouchent et Chaâbetel-Leham (partiellement). A vrai dire, ce paradoxe devait disparaître etréhabiliter cette plaine, destinée exclusivement à la céréaliculture, paraîtune disposition règlementaire nécessaire que devrait prendre la DSA.  Cependant, il y a un détail qu'on oublie toujours de mentionnerdans les statistiques d'emblavures. En effet, beaucoup de fellahs ne pratiquentque la monoculture céréalière et par conséquent optent pour un assolementbiennal céréales-jachère. Très rares sont les agriculteurs qui pratiquent unassolement triennal céréales-légumineuses-cultures maraîchères par exemple.Ceci dit les terres laissées en jachère sont-elles ou pas comptabilisées dansle chiffre prévisionnel ci-dessus cité? Dans les deux cas, il y a lieu de lepréciser car la jachère représente approximativement 10 à 15% de la SAU qui estde l'ordre de 200.OOO ha. Tout l'intérêt doit être focalisé sur cette questionqui nécessite une réflexion de la part de l'autorité agricole et desassociations professionnelles.  L'objectif le plus important à atteindre, toutefois, est d'arriverà faire admettre aux fellahs la nécessité de suivre l'itinéraire technique.
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