Saida - A la une

Aà'n Defla



Aà'n Defla
Comme à l'accoutumée à chaque échéance électorale, les états-majors des différentes formations politiques se sont réveillés mettant en branle leurs machines et actionnant leurs porte-voix et leurs chasseurs de voix, celles des grands électeurs (les élus) dans le cas des sénatoriales prévues pour la fin de décembre.A la limite, rien d'anormal. Cependant ce qui est anormal c'est que les stratégies des états-majors, tout comme pour les indépendants, se ressemblent en quelques points mais leurs méthodes diffèrent.On constate que ce qui est mis en avant dans la présentation des candidats ce sont rarement les compétences, les hautes qualités intellectuelles ou morales. Ce qui est mis en exergue c'est souvent l'appartenance à un clan ou à un autre et le régionalisme. En tout cas personne ne se soucie si le futur sénateur pourra apporter sa contribution positive ou non à l'instance législative où il aura à siéger, l'essentiel étant que leur candidat revête le costume de sénateur. Pour certains, ce qui compte ce sera le statut socio-économique que confère l'élection, pour d'autres que ce statut n'intéresse pas c'est surtout une question de prestige qui est recherché et pour lequel ils sont prêts à mettre le paquet. S'agissant de cette campagne qui se déroule dans l'ombre, on compte 8 candidatures, en l'occurence, Bensaid Mustapha pour le RND, Abdeslam Saida pour le FFS, Kouadri Belhacem pour Hamas, Oufkir M'hamed pour le MPA, Amar Bourezg pour le FLN, à côté de 3 indépendants à savoir Daoudi Abdelkader, Nedjari Abdelkader, président d'une des commissions de l'APW et enfin Nadjem Mohammed président de l'APW. Lequel Nadjem qui, dans une lettre adressée au patron du FLN, a accusé ceux qui ont coiffé la tenue des primaires de fraude flagrante et de règlement de comptes personnels. C'est aussi ce dernier qui se lance dans la compétition électorale pour, dit-il, faire barrage à ceux qui n'ont aucune qualification et qui comptent sur leur ch'kara, qui achètent déjà à coups de millions les voix de certains élus», on parle de 5 à 10 millions la voix. Questionné à ce sujet, un membre d'une des 2 mouhafadhas FLN nous a confié : «Certains élus, par le biais de certains intermédiaires peu scrupuleux, vendent leurs voix comme des moutons qui bêlent et ce sont ceux-là mêmes qui passent leur temps à dénigrer les institutions d'être composées de nullités alors qu'ils ont vendu leur conscience.» Dans ce cas, quelle crédibilité accorder à ces ténors qui clament à cor et à cri que la corruption sera bannie des pratiques électorales '


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